Le Japon prend les rênes de la technologie quantique

Alors que  la Chine  et  les États-Unis  continuent d’investir massivement dans le développement des  technologies quantiques , un acteur majeur,  le Japon , a récemment affirmé son ambition de dominateur ce domaine dans un futur proche. Ce projet est notamment porté par le  Centre RIKEN de Computation Quantique  et  Fujitsu , qui ont annoncé un partenariat prometteur. Ensemble, ils ont développé un  ordinateur quantique superconductor  comportant  256 qubits , marquant ainsi un jalon dans la course technologique.

Comparaison avec les leaders du secteur

À première vue, le développement du Japon peut sembler modeste comparé à celui d’ IBM , qui possède déjà le processeur quantique  Condor  avec  1 121 qubits , ou à celui de  Chine Telecom  avec son processeur quantique  Xiaohong  affichant  504 qubits . Toutefois, le Japon a un plan stratégique à moyen terme qui vise à créer un ordinateur quantique  25 % plus puissant  que celui d’IBM d’ici 2030. Ce défi ambitieux témoigne de la volonté du pays de rattraper son retard dans ce domaine en constante évolution.

250 qubits logiques : une avancée majeure

Le projet de conception de cette machine quantique révolutionnaire est actuellement en cours et est dirigé par le  Centre RIKEN ,  Fujitsu  et l’ Institut National de Science et Technologie Industrielle Avancée du Japon . Ce futur ordinateur quantique sera équipé de  qubits superconducteurs  et d’un  système de refroidissement avancé , très probablement similaire à celui de la machine révélée en avril. L’atout principal de cette nouvelle machine, si elle voit le jour, sera la mise en œuvre de  250 qubits logiques .

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Chaque qubit logique est construit à partir de plusieurs qubits physiques, permettant de réduire les erreurs

Les qubits logiques permettent d’atténuer les défis liés aux  qubits physiques , connus pour leur sensibilité au bruit et aux erreurs. Chaque qubit logique est construit de manière abstraite  sur plusieurs qubits physiques , ce qui signifie qu’un unique qubit logique représente un seul qubit d’information quantique, mais avec une redondance bien structurée. Cette redondance est essentielle pour détecter et corriger les erreurs inhérentes aux qubits physiques, rendant l’ordinateur quantique plus fiable.

Les défis techniques et les solutions potentielles

Jusqu’à récemment, le nombre de qubits physiques nécessaires pour réaliser un qubit logique résistant aux erreurs était jugé impraticable. Toutefois, des entreprises comme  IBM  ont mis au point des solutions pour surmonter ce problème. Par exemple, IBM prévoit de construire un ordinateur quantique nommé  ‘Starling’ , qui sera hébergé dans un nouveau centre de données à Poughkeepsie, New York. Cet ordinateur comprendra  200 qubits logiques , permettant théoriquement d’exécuter  100 millions d’opérations quantiques .

IBM a annoncé que ‘Starling’ serait prêt en  2029 . D’un autre côté, Fujitsu et RIKEN envisagent de finaliser leur machine à  250 qubits logiques  d’ici  2030 . Si ce défi est relevé avec succès, le Japon pourrait bien prendre l’avantage dans le secteur. Cependant, avant d’atteindre cette étape, un autre objectif est prévu pour 2026 : un ordinateur contenant  1 000 qubits . Bien que ces derniers soient des qubits conventionnels, leur production représenterait une avancée significative pour le Japon.

Conclusion

Le Japon montre une motivation remarquable et une forte capacité à rivaliser avec les géants de la technologie quantique. Avec des projets ambitieux et un leadership composé d’institutions prestigieuses, le pays pourrait bien s’imposer comme un acteur clé dans cette révolution technologique. L’avenir s’annonce prometteur pour le Japon, à condition qu’il parvienne à surmonter les défis techniques qui l’attendent.



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