
Inma LidónEnviada especial Lausana (Suiza)
Enviada especial Lausana (Suiza)
Actualizado

Enviada especial Lausana (Suiza)
Actualizado
La Eurocopa de football se déroule actuellement en Suiza, et les débats autour des penaltis prennent le devant de la scène. Ce moment décisif du jeu, censé offrir une chance de marquer, s’est transformé en une véritable énigme dans ce tournoi. En effet, ce sont déjà 25 pénaltis qui ont été accordés, mais seulement 12 ont trouvé le fond des filets, ce qui correspond à un taux d’échec de 52% . Une statistique qui rappelle les échecs de la précédente Eurocopa masculine, où le taux d’efficacité n’était que légèrement supérieur.
Le plus frappant reste les ratés de joueurs habituellement fiables. Parmi eux, la star norvégienne Ada Hegerberg, tout juste lauréate d’un Balon d’Or. Les deux pénaltis qu’elle a tirés cette année se sont soldés par des échecs, alors qu’elle affichait une efficacité exemplaire tout au long de sa carrière. Paradoxalement, son équipe a été éliminée après avoir perdu un match contre l’Italie, malgré ses efforts pour égaliser.
Les deux joueuses espagnoles, Mariona et Alexia, ont également été victimes de l’angoisse du tir. Mariona, choisie pour tirer les pénaldits, a une ratio d’efficacité de 85% en club, mais a manqué son tir dans un match amical précédent. Quant à Alexia, avec un score de 80% , elle a bu le calice de l’échec lors des Jeux de Paris, l’empêchant de se racheter dans ce tournoi.
Vicky López, entraîneuse de l’équipe, ne semble pas trop inquiète pour l’avenir. Elle a déclaré que les joueuses doivent se concentrer et se fier à leurs compétences. «Nous avons des tireuses expérimentées», explique-t-elle. L’équipe continue de s’entraîner sur ce point pour améliorer leur technique, et les aides psychologiques ne sont pas à négliger.
Le 10ème pénaltis pour l’Espagne face à l’Angleterre a été particulièrement tendu, où l’entraîneuse a indiqué à sa gardienne de rester concentrée, même en cas de blessure. En effet, les situations sous pression révèlent souvent la vraie capacité des joueurs. Les erreurs commises sont souvent le résultat d’un mélange de pression, d’anxiété et parfois de fatigue mentale.
Ce spectacle désolant a été comparé à des pénaltis d’autres tournois. En effet, l’entraîneur néerlandais Sarina Wiegman a admis qu’une grosse partie de l’échec se voyait dans la technique de tir et dans la stratégie mise en place par les équipes. Un tir à toute vitesse peut impressionner le gardien, mais ce n’est pas une garantie de succès. Les appels à un meilleur entraînement et préparation mentale se faisaient de plus en plus pressants.
Pour aggraver les choses, l’absence de tout plan de contingence, comme celui mis en place par les hommes, a été une surprise. Les joueurs de la sélection masculine bénéficient d’un soutien stratégique et psychologique beaucoup mieux préparé, un point que plusieurs experts ont souligné au cours de ces matchs.
Il est impératif pour ces équipes en compétition de réévaluer une variété d’aspects des tirs au but. En regardant le futur, un meilleur encadrement doit se mettre en place pour aider les joueuses, à la fois côté technique et mental. Il est crucial de comprendre que chaque tir n’est pas qu’une simple action, mais un moment qui requiert un état d’esprit serein et concentré. À l’approche des phases finales, chaque équipe doit apprendre de ses erreurs pour éviter les désillusions.
Bien que ces échecs créent un sentiment d’incertitude, l’engagement et la passion des joueuses sont palpables. Elles doivent faire preuve de résilience et se concentrer sur l’entraînement à venir. La préparation, la pratique et la confiance mutuelle seront des éléments cruciaux pour susciter des performances optimales lors des prochaines échéances.