La lutte pour la transparence à Mendoza: Vers une réforme des sanctions pour les fonctionnaires publics

La Legislatura mendocina se encamina a aprobar dos proyectos de ley qui puniront les fonctionnaires publics qui n’auront pas rempli leurs obligations

Les projets de loi en discussion

La Législature de Mendoza se prépare à adopter deux projets de loi qui cherchent à sanctionner directement les fonctionnaires publics pour non-respect de leurs obligations. Ces initiatives, soutenues par le sénateur Armando Magistretti du Partido Demócrata, visent à remédier à la situation du “silence administratif” et à lutter contre les retards injustifiés dans les procédures judiciaires.

L’une des principales modifications proposées consiste à instaurer une nouvelle règle au Code de procédure administrative. Ce changement, qui amènerait l’ajout d’un article 38 bis, stipulerait que, lors de l’admission formelle d’actions judiciaires pour “denegación tácita” (non-réponse dans le délai légal), les tribunaux se doivent d’identifier le fonctionnaire responsable et de demander des sanctions disciplinaires.

Le besoin de changement

Cette situation de non-réponse entraînant un manque évident de justice a conduit Magistretti à déclarer : « Le silence administratif porte atteinte au droit à la défense et laisse le citoyen dans une position d’impuissance ». Son objectif avec ces nouveaux textes est de stopper cette pratique enracinée et de mettre en place des conséquences concrètes pour ceux qui choisissent de négliger leurs responsabilités.

Statistiques en main, le sénateur a relevé que 200 décisions ont été rendues en 2024 en matière administrative, dont près d’une sur quatre résultait d’une “denegación tácita”. Aucun des fonctionnaires responsables n’a été identifié ni sanctionné malgré les dispositions actuelles qui le permettent.

Armando Magistretti, sénateur
Armando Magistretti, sénateur et président du Partido Demócrata de Mendoza, est le créateur de ces projets.

Impact économique des retards administratifs

Le second projet de loi vise à ajuster le Code de procédure civile, permettant d’appliquer des sanctions sur les coûts des procédures lorsque des retards sont constatés. Cela s’inscrit dans une volonté de moraliser la fonction publique. Magistretti souligne qu’il est inacceptable que l’État continue de débourser des millions en intérêts à cause de l’inaction de ses employés.

Les chiffres révèlent l’importance d’une telle réforme : en 2024, la province a déboursé plus de 6.915 millions de pesos en conformité avec des décisions judiciaires, dont environ 75% en intérêts dus aux retards administratifs. Ce montant représente une augmentation de 188% par rapport à 2023.

Le budget provincial de 2025 prévoit plus de 3.000 millions de pesos pour faire face à 373 sentences fermes contre l’État, englobant divers contentieux tels que les expropriations, les aménagements syndicaux et d’autres actions administratives.

Le soutien croissant pour les projets de loi

Ces mesures ont connu un soutien transversal au sein du Sénat, où elles ont été approuvées à l’unanimité. Les observateurs s’accordent à dire qu’elles représentent une étape nécessaire pour accroître la transparence dans l’administration publique et améliorer la réactivité de l’État face aux demandes des citoyens.

Le débat a également soulevé la nécessité d’établir des incitations adaptées. Comme l’affirme Magistretti, « Si vous savez que vous risquez des sanctions financières pour ne pas avoir répondu à une demande dans les délais, vous réfléchirez à deux fois avant de rester inactif ». Cette approche est essentielle pour établir un principe de responsabilité dans la fonction publique.

En conclusion, l’adoption de ces projets de loi pourrait marquer un tournant décisif dans la gestion publique à Mendoza, ouvrant la voie à une administration plus responsable et réactive, et à une réduction des coûts liés à l’inefficacité administrative. Les citoyens attendent avec impatience que ces mesures entrent en vigueur, pour un gouvernement qui prend enfin ses responsabilités.



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