La Commission européenne donne à la Belgique et aux autres États membres de l’UE une marge de manœuvre budgétaire pour un an de plus. Après la pandémie de corona, c’est maintenant la guerre en Ukraine, les prix élevés de l’énergie et la perturbation continue des chaînes d’approvisionnement qui poussent la Commission à mettre un terme aux règles budgétaires strictes dans le secteur des congélateurs. Néanmoins, la gestion au jour le jour de l’Union européenne est pointue dans son rapport sur notre pays.

La Commission a présenté lundi ses recommandations politiques pour 2022 et 2023. Le plus frappant est la décision de reporter d’un an la stricte application des règles budgétaires (déficit inférieur à 3 % du PIB, dette inférieure à 60 %). Cela devrait également donner aux États membres la marge budgétaire en 2023 pour supporter les coûts de la crise énergétique et de la crise ukrainienne.

“Politique budgétaire prudente” pour la Belgique

C’est pourquoi il est indiqué dans le rapport belge que les travaux supplémentaires sur la réduction de la dette et une politique budgétaire durable ne devraient être poursuivis que “dans la période après 2023. Cependant, cela ne signifie pas qu’il y a une carte blanche pour des dépenses illimitées, selon à la Commission.

C’est ainsi que la Belgique devient un “politique budgétaire prudente” ce qui signifie essentiellement que les dépenses courantes ne devraient pas croître plus vite que prévu la croissance économique. Selon la Commission, ce sera 1,4% en moyenne dans les années à venir, bien que cette analyse ne tienne pas encore compte des réformes contenues dans le plan de relance que la Belgique a présenté l’année dernière.

Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis ne veut pas parler d’une suspension des règles budgétaires. Les États membres qui bafouent trop les règles pourraient encore ouvrir une soi-disant procédure de déficit excessif l’année prochaine, “sur la base des recommandations que nous formulons aujourd’hui”, a déclaré Dombrovskis.

Encore beaucoup de travail à faire

Les recommandations politiques ne se limitent pas au budget. Par exemple, la Commission demande à nouveau une une réforme fiscale et une réforme du système d’indemnisation du chômage « pour moins décourager le travail ». La Commission estime qu’il doit y avoir une simplification dans les deux domaines et que la charge sur le travail doit être réduite.

Qu’est-ce que le mesures d’urgence dans le contexte de la crise énergétique et de la guerre en Ukraine, la Commission demande qu’elles soient “temporaires et volontaires”. Par exemple, avec la récente réduction du droit d’accise spécial sur le diesel et l’essence et la réduction de la TVA sur le gaz et l’électricité, ces mesures risquent de devenir permanentes.

La Commission n’adresse pas la même critique à la tarif socialparce que c’est par définition orienté vers un but. Néanmoins, la secrétaire d’État au Budget Eva De Bleeker (Open VLD) a mis en garde lundi matin contre une longue prolongation de cette mesure. Ce ne serait pas très judicieux compte tenu de l’état des finances publiques, a-t-elle déclaré. Dans une interview accordée à notre journal le week-end dernier, le secrétaire d’État a déclaré qu’il ferait tout son possible pour atteindre un déficit budgétaire inférieur à 3 % d’ici 2024.

Selon la Commission, notre pays doit travailler à la pérennité du les coûts du vieillissement† Leur impact sur la trésorerie risque d’augmenter de 3,6 points de pourcentage d’ici 2040 et de 5,4 points de pourcentage d’ici 2070. Le fait qu’il y ait une réforme des retraites figurait déjà dans le plan de relance de l’année dernière, mais la Commission insiste désormais également sur des mesures concernant les soins aux personnes âgées. Elle voit encore une marge de gains d’efficacité dans l’utilisation de l’environnement des soins de santé. Il faut réfléchir plus concrètement à davantage de maintien à domicile, car pas moins d’une personne sur quatre qui vit en EHPAD s’y retrouve trop tôt ou sans que cela soit strictement nécessaire.

La Commission tient particulièrement à l’éducation en Belgique† Le fait qu’un étudiant termine avec succès sa carrière scolaire dans notre pays dépend en grande partie de son milieu socio-économique et du fait que l’étudiant en question soit ou non issu de l’immigration. Ce constat n’est pas nouveau, mais l’écart s’est creusé depuis pour devenir l’un des plus importants de toute l’UE, selon la Commission. La profession enseignante doit également être rendue plus attractive – la Flandre en particulier est aux prises avec une pénurie – et davantage d’efforts doivent être faits en faveur de l’apprentissage en alternance.

Une attention particulière dans les recommandations va à la transition énergétique† Dans le cadre de “REPowerEU”, le plan d’aide à l’accélération de la transition, la Belgique est également invitée à prendre des mesures supplémentaires pour accélérer le développement de sources d’énergie durables et faire en sorte qu’elle puisse devenir climatiquement neutre d’ici 2050.

Par exemple, la capacité de l’énergie solaire et éolienne est encore très flexible, la Commission cite un rapport du gestionnaire de réseau Elia. Cependant, la Commission a remarqué que les grands projets d’infrastructures énergétiques peuvent traîner en longueur en raison « des procédures d’appel nombreuses, répétées et longues ».

La semaine dernière, lorsqu’elle a proposé le plan “REPowerEU”, la Commission a déclaré qu’elle souhaitait mettre de côté 20 milliards d’euros de subventions supplémentaires, qu’elle pourrait obtenir de la vente de quotas actuellement placés dans la réserve de stabilité du marché (ETS) du système d’échange de quotas d’émission. .être. Si le Conseil et le Parlement européen acceptent cette proposition, sur la base de la clé de répartition utilisée par la Commission 300 millions d’euros pour la Belgique être mis de côté.

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