Chonorer que J’ai assisté aux sessions d’analyse peu. Je ne le laisse pas fieren effet, il aurait été préférable pour ma santé mentale de faire face à une thérapie comme tant de personnes, mais comme je l’ai souvent affirmé avec un peu d’arrogance D’un autre côté, je me suis consacré au jardinageque j’ai considéré comme un remède tout aussi valide et certainement tout aussi cher.

Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai compris la vraie raison de cette renonciation, et je l’ai compris en lisant le dernier beau roman de Mario Desati, Malbianco (Einaudi). Le protagoniste, Marco Petrovici, quarante ans d’Apule qui vivait à Berlin, mais est revenu à ses pas au pays d’origine, assiste fréquemment aux spécialistes, veut découvrir un point de rupture dans son passé, La nébule.

Mais il est difficile d’arriver à la vérité qui est cachée, comme cela arrive souvent, derrière un traumatisme d’enfance. Cette résistance plutôt que d’une peur personnelle naît plutôt de la peur de blesser sa famille et de trahir les secrets qu’il détient.

Serena Dandini (photo de Gianmarco Chieregato).

Il est inévitable de connaître le passé à partir duquel nous venons de nous libérer du “Malbianco” qui afflige plus ou moins tout le monde de différentes manièresmais le chemin en arrière pour découvrir nos racines est imperméable et très douloureux et il faut beaucoup de courage pour y faire face.

Comment se débarrasser du “Malbianco”?

Te voilà, Peut-être que j’ai raté le courage de découvrir l’abîme Tandis que l’enfer, à travers ses personnages, entreprend ce voyage à rebours Avec tendresse et modestie, nous faisant découvrir une famille incroyable pleine de mystères.

“Malbianco” par Mario Desati (Einaudi).

Le roman est une corne d’abondance d’histoires et de paysages enterrés dans la mémoire qui revient en direct Merci à l’enchantement de l’écriture. Les bois autour de Taranto, une “ville contradictoire, belle et damnée où Marco Petrovici est retourné vivre, Parfois, ils se transforment en un scénario de conte de fées qui rappelle le réalisme magique et poétique de Cent ans de solitudeet on ne peut que rester à côté du protagoniste du premier à la dernière page, apprendre à donner un nom aux hirondelles comme le font ses parents ou sentir son souffle marcher la nuit dans les bois avec tante Ada, une figure féminine extraordinaire qui pendant pendant Le cours, je suis également devenu ma tante de lecture.

Je ne vous en dirai pas plus, ni l’intrigue, ni tous les autres fantômes merveilleux qui peuplent le livre, je vous invite à les découvrir seuls, car La belle littérature sert à nous donner le courage que nous n’avons jamais eunous aidant à réfléchir à la relation avec notre famille même si nous ne nous appelons pas Petrovici.

Tous les articles de Serena Dandini.

I Femme © Reservé Reproduction



ttn-fr-13