Le 28 janvier, le chef de Theise (agence d’information et sécurité externe), Giovanni Caravelli, s’est envolé pour Tripoli pour une importante réunion secrète avec les dirigeants du gouvernement libyen. Selon des sources entendues par la feuille, le but de la visite de la foudre était de concevoir un plan pour éviter de nouveaux épisodes embarrassants tels que celui qui a conduit à l’arrestation et à la libération immédiate d’Oussama au Najem “Almasri”, chef de la police pénitencier de Mitiga. Caravelli a rencontré le premier ministre libyen Abdulhamid Dabaiba et le procureur en chef de Tripoli, à Sidiq Al Sour, avec lequel il s’est confronté aux noms réservés de certains des Libyens sur lesquels la Cour pénale internationale a publié un revers. Le chef de Theise a informé ceux de ceux-ci pour pouvoir voyager en Italie à l’avenir sans risque d’être arrêté. Pour donner cette nouvelle était la feuille. Après l’affaire Almasri, le tribunal de l’AIA a publié 86 autres mandats d’arrêt, tous réservés à autant de dirigeants et commandants de milices libyennes.
Le directeur de Theise écouté par Copasir, se concentre sur Paragon
Mardi 11 février, dans l’après-midi, Caravelli a été audité pendant environ deux heures par Copasir. Une grande partie de la session, à ce qui est appris, était dédiée à l’affaire Graphite, les logiciels espions des solutions Paragon dont ils ont été victimes en Italie, entre autres, le directeur de Fanpage, Francesco Canceltato et la militante Luca Casarini, entre les fondateurs de Mediterranea sauvant des humains. De nombreuses questions des membres de l’organisme sur le sujet et les réponses de Caravelli, pour autant que nous apprenions, auraient été grandes et ponctuelles. Le comité approfondira l’histoire avec d’autres auditions. Le directeur de l’Aise a également répondu aux questions sur une autre affaire, celle du général libyen Oussama Njeem Almasri, arrêté sur le mandat de la Cour pénale internationale puis rapatrié.

