150 nouveaux jeux apparaissent chaque année aux Pays-Bas. Alors essayez de vous démarquer. Henri (52) Groels de Valkenswaard réussit. Il est arrivé sur le marché avec le jeu Double Lucky 7. En moins de deux mois, il a déjà été vendu plus de deux mille fois. Cela peut sembler peu, mais dans le monde du jeu vidéo, il s’agit d’une réussite majeure. “C’est vraiment génial”, déclare le critique du jeu Niek Ederveen d’Eindhoven. Le créateur Henri veut désormais conquérir les États-Unis.

Le jeu est sur la table du salon d’Henri. Il n’avait pas vu venir ce succès. “À un moment donné, je jouais juste ici 150 jeux par jour. Je ne pouvais plus vraiment faire mon autre travail.”

C’est la première fois qu’il lance un jeu avec un partenaire. Le jeu devait donner une impression de casino. “Nous l’avons rendu un peu sophistiqué. Les chips devaient avoir le bon poids. Et le bon son.”

Double Lucky 7 est un jeu de cartes. Vous devez prédire combien de plis vous gagnerez au cours du tour. Vous l’indiquez avec une feuille. “Il ne s’agit pas d’échecs ni d’un jeu très stratégique où vous avez vraiment l’avantage que le plus intelligent gagne.”

Les jetons devaient ressembler à ceux du casino (photo : Rogier van Son).
Les jetons devaient ressembler à ceux du casino (photo : Rogier van Son).

“Les Américains sont plutôt superstitieux.”

Le jeu a duré deux ans. Les amis d’Henri ont testé le jeu et il a été continuellement amélioré. Le jeu sortira prochainement aux États-Unis, au Canada et en Allemagne. Les influenceurs joueront un rôle majeur à cet égard. Ils porteront le jeu à l’attention de leurs abonnés.

“Au début, je m’appelais Lucky 13, mais lorsque nous le déployons en Amérique, treize pose tout un problème. Beaucoup de gens pensent que c’est un chiffre qui porte malheur. Aux États-Unis, les gens sont assez superstitieux. Par exemple, dans les hôtels, on ne le fait pas. avoir un treizième étage. Puis ça passe de douze à quatorze. Il est devenu Double Lucky 7. “Le numéro porte-bonheur le plus répandu au monde”.

Niek Ederveen d’Eindhoven est rédacteur en chef du magazine Spel!. Il est président du Dutch Games Prize et il révise les jeux. Il teste le nouveau jeu pour Omroep Brabant. Il est positif quant à l’apparence du jeu. «Je pense que c’est incroyablement magnifiquement exécuté avec une boîte soignée. Ils ont soigneusement réfléchi aux personnes atteintes de « daltonisme ». Peu importe que vous soyez gaucher ou droitier. »

“J’arrive à un 6,5.”

Et puis la question est : comment aime-t-il le jeu ? « Il est clair que le jeu s’adresse à des gens qui aiment un peu de bluff, un peu de jeu. Le moment où vous voulez vous retrouver s’envole avec une bière et des amis. Si vous vous asseyez avec des gens qui veulent jouer à des jeux très stratégiques, ce jeu n’est pas pour eux.

Le critique Niek Ederveen joue le nouveau jeu (photo : Rogier van Son).
Le critique Niek Ederveen joue le nouveau jeu (photo : Rogier van Son).

Il pense qu’un inconvénient majeur est que les points doublent au septième tour. C’est la moitié du jeu. La tension disparaît souvent dans les derniers tours, s’en doute-t-il.

Le jeu pourrait très bien convenir au marché américain, pense Niek. « Les Américains aiment encore plus les jeux de hasard, les jeux de casino. Je pense donc que ce serait une très bonne solution. Et surtout si le succès est tel ici, ils ont aussi trouvé un bon moyen de faire connaître le jeu. Parce qu’il faut se retrouver parmi ces 150 nouveaux titres.”

Quelle note donne-t-il au jeu ? « L’apparence donne un plus au jeu. J’arrive à un 6,5. Je pense qu’il y a une grande part de chance là-dedans. Je pense que je me tournerais rapidement vers les jeux où j’ai un peu plus d’influence.



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