Le coureur de fond de Rieti est “hors catégorie”, mais avec lui il y a le sauteur en hauteur et la fille de Cus Pro Patria qui vole en 200 et 400. Puis Stronati, Inzoli et Saraceni

Journaliste

2 janvier – 7h10 -MILAN

L’Italie qui court, saute, lance et marche a un cadeau glorieux. Les résultats des trois dernières saisons le disent, à partir des JO de Tokyo 2021. Mais il a aussi un avenir qui s’annonce prometteur. Derrière les nombreux noms prestigieux en couverture d’aujourd’hui, il y a autant d’athlètes encore de moins de 20 ans qui, avec toutes les précautions nécessaires, donnent de grands espoirs pour demain. C’est la génération Los Angeles 2028, celle qui, cartes d’identité en main, a en ligne de mire l’événement californien des cinq cercles et, plus encore, celui de Brisbane 2032. Se concentrer sur la confirmation des talents de ceux qui la représentent le mieux est meilleurs vœux pour l’athlétisme italien à l’aube de 2025. Naturellement, à la tête du groupe se trouve Mattia Furlani, un véritable “hors catégorie”. Le coureur de fond de Rieti, âgé de 19 ans, a remporté ces derniers mois, parmi les grands, une médaille de bronze olympique, une médaille d’argent mondiale en salle et une européenne. Il fait donc déjà partie de l’élite internationale, choisie par World Athletics comme « l’étoile montante » de l’année. S’éloignant du score personnel actuel de 8,38 – une mesure que personne à son âge n’a atteint – il ne fera que s’améliorer.

Garçons

Derrière lui, nombre de ses pairs, voire plus jeunes, rongent leur frein. Les quatre joueurs italiens proposés ici, tous originaires de Milan – un paradoxe compte tenu du manque d’infrastructures dans la capitale lombarde – en sont les représentants, pas forcément les meilleurs. A commencer par un autre jeune de dix-neuf ans, Matteo Sioli et son récent record de 2,25, le meilleur junior italien de tous les temps en salle et troisième à égalité avec Tamberi, également en termes de performances en extérieur. Le garçon de Paderno Dugnano, porte-drapeau de l’Euroathletics 2002 et entraîné par Felice Delaini, a remporté l’argent aux Championnats du monde de sa catégorie en août à Lima avec 2,23. Et le 21 décembre, à Parme, il augmente son effectif de deux centimètres. Dans la catégorie reine également, un autre Milanais se démarque, Edoardo Stronati, vingt ans (anciennement Pro Sesto, aujourd’hui à Fiamme Gialle), vice-champion d’Europe des moins de 20 ans en titre. Également originaire de Milan (de Riccardi), Daniele Inzoli, aux multiples facettes, a eu 16 ans en août, qui, à quinze ans, a couru le 100 en 10″49 et a surtout sauté 7,90 sur le long terme. Dans l’histoire du monde, à cet âge-là, personne n’a encore débarqué, pas même Furlani. Et s’il nous donne tant… Curiosité : il a un frère de dix-neuf ans, Francesco, désormais entraîné comme lui par Riccardo Longinari sous la direction de Fabrizio Donato, qui a lui-même de bons titres.

Filles

Elisa Valensin a l’air plus âgée qu’elle ne l’est, mais elle est devenue adulte hier. À son tour le drapeau de Cus Pro Patria, sous la direction de Fausto Frigerio en 2024 il a réécrit les records italiens des moins de 18 ans et des moins de 20 ans du 200 (jusqu’à 23″09) et du 400 (jusqu’à 52″53). Egalement coureur de haies, il dispose d’une compétition internationale du plus haut niveau, mais ses marges sont inconnues. De promesse en promesse, il y a ensuite Erika Saraceni, triple sauteuse de 18 ans en 13,47, à son tour sur le podium (bronze) aux Championnats du monde des moins de 20 ans à Lima, après avoir remporté les Championnats d’Europe 2023 dans la catégorie précédente. . En quelque sorte fille de l’art – le père Enrico était italien dans les 400 – elle porte les couleurs de Bracco et est dirigée par Aldo Maggi et Eugenio Paolino. Oui, elle pourrait profiter d’un moment sans grandes stars dans sa spécialité. Enfin, attention à Kelly Doualla. Sur la scène internationale, il n’a encore rien gagné, mais c’est parce qu’il est trop… jeune. Née le 20 novembre 2009 à Pavie de parents camerounais, elle réside à Sant’Angelo Lodigiano et, autre athlète du Cus, s’entraîne à San Donato Milanese avec Walter Monti. Ses 7”27 au 60 en salle vaut le record du monde des moins de 15 ans, mais aussi celui italien des moins de 16, 18 et même 20. Quelque chose de pareil a rarement été vu. Mais cela s’applique à tout le monde : laissez-le grandir.





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