L’Argentin a pris l’avantage dès le début du match et le nul après la remontée signée Sarr-Tengstedt et le carton rouge de Pobega. En finale, le but contre son camp sur un centre de Duda

Giorgio Burredu

30 décembre 2024 (modifié à 23h36) – BOLOGNE

Vérone fatale. Bologne avait besoin de plus de concret pour battre les Vénitiens. Au lieu de cela, cela se termine 2-3. La seule standing ovation revient à Dominguez : Dall’Ara le défend entièrement. Double, créativité, imagination, jeu. Bravo. C’est un Bologne qui gaspille trop, qui fait beaucoup d’erreurs. Et pour compliquer les choses dans une soirée aigre, il y avait aussi Pobega, expulsé pour règlement de compte avec Duda sur un ballon lointain en début de seconde période. Lucumi ne va pas bien non plus. À partir de là, Zanetti s’accroche au jeu de l’attente en attendant la bonne opportunité. Bonne décision, compte tenu du coup d’État de l’équipe véronaise à l’extérieur, qui monte ainsi à +4 de la zone de relégation.

BEAUCOUP D’ERREURS

Ce qui aurait pu paraître un match évident s’est avéré être un match difficile et complexe pour Bologne. Trop de mauvaises opportunités, trop d’erreurs. Et que Vérone déjà dans les cordes récupère au bout d’une poignée de secondes. Mais pendant la majeure partie de la première mi-temps, c’était le solo de Bologne. Surtout Fabbian et son football électrique et vif. Les premières minutes de l’ancien joueur de Pise sont faites de suggestions, de centres et d’un coup franc (à la 6ème minute) qui finit sur le mur. Pas mal, Bologne a le coup en préparation. Si la tête d’Odgaard finit haut (18e), le jeune descendant argentin Dominguez connaît un tout autre sort. A la 20ème minute tu veux un rebond, tu veux un carambole, tu veux un tir, une passe décisive de la tête (Castro), le ballon atterrit dans les pieds de Benji. La suite, c’est beaucoup de truc : une demi-serpentine et un tir du droit qui prend l’avantage, 1-0. Mais l’idée que Bologne puisse s’en sortir sans problème est une illusion. Vérone perd Lazovic (KO musculaire), Bradaric entre. Pendant ce temps, Bologne est proche de marquer un rappel avec Odgaard, mais le ballon finit sur le poteau extérieur (35e). Tout se rallume 2′ plus tard lorsqu’une courte passe de Lucumi tombe sur Tengstedt. Il y a une autoroute devant et le passage vers Sarr est aussi délicieux que généreux. Pour le neuf jaune-bleu, c’est simple : il suffit de le mettre, 1-1. La fureur rossoblù se dégonfle comme un soufflé à la 47e minute lorsque Bradaric enchaîne Serdar, la touche de Tengstedt est belle et la conclusion du Danois est meurtrière : Vérone double, score inversé.

POBEGA NON

C’est encore pire en seconde période. Après 6′ Duda et Pobega se rencontrent. D’un ballon lointain, le milieu de terrain rossoblù frappe le défenseur de Vérone au visage et reçoit le carton rouge (confirmé après un long contrôle). Menés d’un but et d’un homme, cela devient très dur pour les Rossoblu. L’équipe d’Italiano a besoin d’un flash. L’équipe primée d’Odgaard-Dominguez le lance dès la 13e minute : le premier touche le poteau sur coup franc, l’autre met au rebond qui porte le score à 2-2. Une nouvelle fois à égalité, Bologne revient à l’attaque avec une certaine conviction. Castro protège les ballons dans la surface. Au lieu de cela, Odgaard tente des tirs empoisonnés. Voir celui de la 20e minute replongé par un bon Montipò. L’infériorité oblige Italiano à gérer les remplacements avec plus d’attention, mais plus les minutes passent, plus la clarté de Bologne diminue. Seule la créativité de Dominguez semble pouvoir sortir de l’impasse. Son, encore une fois, le bon tir à la 30e minute avec Montipò encore super pour le mettre dans le coin. Ndoye est également présent à la fin. Le Suisse attend immédiatement un coup éclair mais sans conséquence. Le coup franc de Duda à 2′ du terme en comporte beaucoup : la trajectoire finit par rebondir sur la poitrine de Castro et le ballon roule dans les filets. C’est 2-3 qui met fin au match.





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