A 36 ans, le gardien Nerazzurri possède des statistiques étonnantes et n’a plus encaissé le moindre but depuis 5 matches de Ligue des Champions et 8 en championnat. Son avenir, malgré l’embauche de Martinez, n’est donc pas joué…

26 décembre 2024 (modifié à 16h59) -MILAN

La période de Noël est particulièrement propice à l’énumération de numéros, comme si vous jouiez à l’un des jeux classiques. Sur la roue de Yann Sommer, il y en a plusieurs à célébrer. Treize, à l’image des draps propres récoltés cette saison. Huit, à l’image des matches lors desquels il a gardé sa cage inviolée en championnat (Lecce, Atalanta, Rome, Empoli, Venise, Vérone, Lazio, Côme). C’est le gardien qui a réussi à clôturer un match sans se faire battre à plusieurs reprises. Cinq, comme les feuilles blanches de la Ligue des Champions, où se démarquent les matches dans lesquels les grandes équipes de Premier League sont restées vides (Manchester City, Red Star, Young Boys, Arsenal, Leipzig). Cinquante-neuf, comme le pourcentage de matches joués par Sommer sans encaisser de but : 13 sur 22 au total. Enfin, le dernier numéro, sans doute le plus impressionnant. Trente-six ans, comme l’anniversaire des Suisses, le 17 décembre dernier.

relais reporté

Il faut vraiment partir de cette dernière donnée, la donnée personnelle. Sommer se révèle être un gardien d’élite, loin de la tendance au déclin qu’il connaîtrait normalement à son âge. Pourtant, le début de saison n’avait pas été particulièrement joyeux. Mais aujourd’hui, c’est une autre histoire qui se raconte. Le Suisse est un protagoniste absolu de la dernière période, réalisant de nombreuses interventions décisives dans les moments les plus délicats, comme cela s’est produit lors de la dernière sortie contre Côme sur Nico Paz. Il a retrouvé une centralité si importante qu’il a suscité une réflexion sur la saison prochaine, dans laquelle la direction avait probablement émis l’hypothèse du relais avec Martinez, acheté à Gênes précisément dans la perspective d’être promu titulaire dans un avenir pas trop lointain. Un scénario qui pourrait au contraire être plus éloigné que prévu initialement.

chef

Il est donc impossible de ne pas remarquer une certaine corrélation entre l’efficacité impressionnante de la phase défensive et l’excellente prestation de Sommer. Lors des 11 derniers matches, sans compter les 17 minutes jouées contre la Fiorentina qui ne représentent pas un match complet, l’Inter n’a encaissé que trois buts : un de Naples, un de Parme (inutile pour le résultat) et un du Bayer Leverkusen. En parlant de chiffres, malgré un match en moins en championnat, les Nerazzurri possèdent la meilleure différence de buts de Serie A (+27). De là à l’enregistrement, le pas peut être très court.





ttn-fr-4