Le héros finlandais de la F1 a expliqué à Autosport pourquoi il souhaite toujours continuer la série F1 après une saison misérable.
Valtteri Bottas la dernière saison de sa carrière en tant que pilote de F1 a été un désastre complet. Le Finlandais expérimenté n’a marqué aucun point en Coupe du monde au cours de la saison.
Bottas a néanmoins décidé de poursuivre sa carrière avec la série F1. Après la saison, il a inscrit son nom sur le contrat de pilote suppléant proposé par Mercedes. Pourquoi diable ?
– J’ai tout bien équilibré et je n’ai pas l’impression que la F1 me fatigue. Je sens que j’ai encore beaucoup à donner au sport, quel que soit le rôle, déclare Bottas Dans une interview avec Autosport.
La foule a changé
La Sauber était une voiture incroyablement lente la saison dernière que Bottas n’avait tout simplement aucune chance de se battre pour des points au Championnat du Monde avec elle, sauf dans quelques courses.
L’équipe n’a pas voulu s’investir pleinement la saison dernière. Il a préféré se concentrer sur le futur projet Audi, qui débutera en F1 en 2026.
Selon Bottas, le manque de succès était également dû au taux de rotation élevé au sein de la direction. Les gens allaient et venaient, ce qui rendait beaucoup plus difficile la construction de bases solides. Selon Bottas, la situation est complètement différente dans les meilleures équipes.
– Chez Mercedes, notre force était que tout le monde avait des contrats très longs. Il y avait toujours une stabilité, donc on pouvait se concentrer sur le travail, et on n’avait pas besoin de passer du temps à chercher et à licencier de nouvelles personnes, se souvient Bottas.
Courses

Valtteri Bottas sera le pilote suppléant de Mersu la saison prochaine. Elle Laitila
Comme Sauber n’avait aucune chance de succès en F1, Bottas assouvit sa passion pour la course pendant son temps libre. Par exemple, en octobre, il a participé aux Championnats du monde de cyclisme sur route sur gravier en Belgique.
– Je me suis fixé la Coupe du monde comme objectif – et je l’ai atteint. Je me suis retrouvé à peu près dans la classe moyenne et j’en étais vraiment très content, dit Bottas.
En novembre, l’homme a en revanche couru un triathlon grandeur nature dans son logement. Bottas a d’abord nagé 3 800 mètres dans la piscine, puis il y a eu une course de 180 kilomètres sur le dos d’un vélo d’appartement et enfin un marathon, soit 42 kilomètres de picotements, sur un tapis roulant.
– À mi-chemin, j’ai pensé : qu’est-ce que je fais ? Pourquoi je fais ça ? Mais ensuite j’ai pensé : « D’accord, j’en suis à la moitié du chemin. Je ne peux pas vous interrompre à ce stade.
Il s’est donc battu jusqu’à la ligne d’arrivée.
– Je suis heureux de l’avoir fait. Ce fut une expérience spirituellement révélatrice. Il a fallu creuser très profondément pour comprendre à quel point c’est simplement une question de force mentale. Car en fin de compte, lorsque le corps est complètement vide, tout est question de volonté, dit Bottas.
Selon l’homme, le sentiment après le travail était “plutôt cool”.

