Lors d’une soirée insouciante, tout était possible. De belles combinaisons, d’excellents ailiers, des transitions rapides et de merveilleux buts. C’était la performance que Feyenoord, remarquablement vulnérable dans son propre stade cette saison, attendait depuis longtemps à De Kuip. Le score était de 4-2 contre le Sparta Prague, au sixième tour de la nouvelle Ligue des Champions élargie.
Feyenoord franchit ainsi une étape importante vers la phase à élimination directe du plus important tournoi de clubs européen. Avec dix points et deux matches à jouer, elle est en bonne position pour se qualifier pour le tour intermédiaire en février de l’année prochaine. Lors des deux derniers tours, fin janvier, Feyenoord affrontera d’abord le Bayern Munich (à domicile) et un Lille étonnamment fort (à l’extérieur).
En raison de ce programme difficile, une victoire contre le Sparta Prague était très importante pour une continuation en Ligue des champions. Mais qu’attendre exactement de ce Feyenoord changeant et imprévisible ? Une belle victoire à Benfica a été suivie d’une douloureuse défaite à domicile contre le RB Salzbourg, après quoi le retour spectaculaire contre Manchester City a été à nouveau du plus haut niveau.
Tempêtes en phase d’ouverture
Contre le Sparta Prague, c’était plutôt le classique Feyenoord, comme on peut s’y attendre à De Kuip, qui a pris d’assaut lors de la première phase. Cette pression débouche sur un corner, vivement transformé par Anis Hadj Moussa. Le défenseur central Gernot Trauner se dirige lourdement vers le sol, après quoi le ballon rentre via le talon du pied de Martin Vitik : 1-0. La bière vole dans le stade après huit minutes de football.
Le coup d’envoi après ce but vient d’être donné, lorsque le jeune Antoni Milambo exerce immédiatement une pression féroce sur le milieu de terrain du Sparta Prague. Il intercepte, l’attaquant Santiago Gimenez prend le relais et passe à Igor Paixao, l’attaquant en pleine forme. Le Brésilien a beaucoup d’espace, avance, sait choisir le corner et tire parfaitement à droite du gardien Peter Vindahl. 2-0, quatre-vingt-dix secondes après le premier but.
C’est une soirée au cours de laquelle Gijs Smal, un solide arrière gauche de 27 ans de De Rijp, peut également se démarquer – même s’il se blesse en seconde période. Il est au cœur d’une attaque brillante dès la dix-huitième minute.
Smal ouvre depuis l’arrière gauche en diagonale vers l’ailier droit Hadj Moussa, qui stoppe le ballon d’un seul coup. L’arrière droit Bart Nieuwkoop passe sous le ballon et « ramène » le ballon à Milambo qui marque d’un seul coup, sur le pied droit du gardien Vindahl. Presque l’attaque parfaite. L’entraîneur Priske, ancien entraîneur à succès du Sparta Prague, est déjà sur le point de applaudir.
Courbe idéale
Feyenoord dispose de beaucoup d’espaces dont profitent pleinement les ailiers Paixao et Hadj Moussa. Paixao s’installe dans l’axe, passe à l’émergeant Nieuwkoop, qui se déplace vers Hadj Moussa sur la droite. Une brève menace dans un duel avec Matej Rynes, puis il rentre à l’intérieur et tire du gauche dans le coin le plus éloigné. Courbe idéale, le ballon semble quand même embrasser l’intérieur du poteau. Déjà son troisième but en Ligue des Champions. 3-0 après 30 minutes.
Un supporter tchèque, en haut des tribunes, fait un geste : changer. Tous les joueurs du Sparta Prague, qui font très mauvaise impression, se retrouvent autour du rond central pour discuter. Ils semblent avoir convenu qu’ils ne laisseraient pas le score encore augmenter et qu’ils joueraient de manière plus compacte.
Force est de constater dans la suite que Feyenoord est régulièrement vulnérable en défense et encaisse facilement des buts (quinze en Ligue des Champions, après mercredi). Lukas Sadilek prend un élan, puis lance le ballon loin dans la surface de réparation. Le ballon est prolongé à deux reprises, après quoi il atterrit simplement dans les pieds de l’attaquant Albion Rrahmani, qui se glisse. Du coup, c’est 3-1, peu avant la mi-temps.
Peu après la pause, le Sparta Prague crée davantage de pression, mais il ne se procure pas de grandes occasions. C’est précisément dans cette phase, où Feyenoord est un peu repoussé, que Hadj Moussa redevient important. Il remet un centre mal dégagé, après quoi Gimenez claque le 4-1 dès le virage. Un but contre son camp du remplaçant Thomas Beelen a porté le score à 4-2.
Par exemple, après avoir pris une avance rapide et large, Feyenoord s’est montré visiblement bâclé. Mais la classe individuelle au front, combinée à la modeste opposition, a été plus que suffisante pour faire la différence. “Dix points en Ligue des champions, et cela avant Noël”, a déclaré avec soulagement l’entraîneur Priske en fin de soirée.

