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La Libye a annoncé qu’elle reprendrait sa pleine production de pétrole à partir de jeudi, ce qui devrait rapporter environ 700 000 barils de brut par jour sur le marché mondial après la résolution d’un différend entre les factions politiques rivales du pays.
Les ordres précédents d’arrêt des opérations ont été levés dans « tous les champs et terminaux de pétrole brut libyens », a indiqué jeudi la National Oil Corporation dans un communiqué.
La Libye pompe normalement environ 1,2 millions de barils de brut par jour, mais la production est tombée à moins de 450 000 b/j depuis que le gouvernement qui contrôle l’est du pays a arrêté la production et les exportations en août dans le cadre d’une lutte pour le contrôle de la banque centrale.
La reprise de la pleine production en Libye contribuera à apaiser certaines des inquiétudes du marché quant à la possibilité que l’escalade du conflit au Moyen-Orient perturbe l’approvisionnement en pétrole de l’Iran et d’autres producteurs du Golfe.
La réduction de la production intervient dans un contexte de conflit politique entre le Premier ministre basé à Tripoli, Abdul Hamid Dbeibeh, et l’administration rivale à l’Est, dominée par le chef de guerre Khalifa Haftar.
Dbeibeh avait poussé à l’éviction du gouverneur de la Banque centrale de Libye, ce à quoi Haftar s’est opposé, ce qui a conduit le gouvernement de l’Est à suspendre une grande partie de la production et des exportations du pays.
La banque centrale détient des milliards de dollars de revenus pétroliers, la seule source de revenus de la Libye.
Fin septembre, les administrations en conflit se sont mises d’accord sur la nomination d’un nouveau gouverneur de la banque centrale, ouvrant ainsi la voie à la levée du blocus.

