Antonella Baccaro (photo de Carlo Furgeri Gilbert).

Qil y a quelques jours Il m’est arrivé, pour la première fois, d’assister à un mariage de « rite » anglo-saxon.. Je ne parle pas d’une célébration religieuse mais d’un mariage civil, célébré par une cérémonie typiquement britannique… dans les Pouilles, une terre que les Anglais ont appris à aimer.

Mais revenons à nous, au vent du nord qui a gâché les papiers de l’officiant et de son traducteur, à l’émotion de la mariée italienne et du marié anglais, à ma vaine tentative pour éviter que les talons ne se coincent dans les chianche (pierres typiques de le sol). Mais surtout à l’esprit qui a imprégné toute la cérémonie et les célébrations qui ont suivi.

Nous tous, baby-boomers/millennials, nous souvenons du film Quatre mariages et un enterrement: les promesses des époux, les discours des témoins et des invités. Mais c’est une chose de le voir au cinémac’est autre chose de participer. Parce qu’en écoutant attentivement, du premier mot au dernier, ce qui m’a frappé, c’est l’ironie qui les imprégnait.

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Chaque phrase a été choisie pour rire, et cela vaut également pour les époux, qui ont échangé leurs vœux, réservant uniquement les dernières lignes aux engagements importants. “Je vous promets que je ne passerai pas une soirée entière à choisir un film sur Netflix sans rien voir”, a-t-il plaisanté. “Je te promets que je ne te ferai pas faire 20 000 pas par jour” rétorqua-t-elle.

Le mariage de Raniero (Carlo Verdone) et Fosca (Veronica Pivetti) dans le film « Lunes de miel »

Tics, habitudes étranges, défauts, surnoms irremplaçables, ont été rendus publics dans les discours des témoins et des amis, dans l’hilarité générale. Tout cela m’a fait penser à la solennité avec laquelle nous, Italiens, affrontons en moyenne la cérémonie de mariage.: larmes et soupirs pour la caméra, mains qui tremblent, bagues qui ne rentrent pas. Et de l’anxiété. Autant d’angoisse, générée ces derniers temps par l’obsession du mariage parfait, rythmée par les ordres impératifs du wedding planificateur.

Je me demande si ce sont les bonnes conditions pour qu’un syndicat fonctionne. Autrement dit, si préférer la bonne pose à une étreinte spontanée n’est pas le signe d’un couple arrivant déchargé le plus beau jour. Alors se pourrait-il que se moquer de soi face à la promesse d’une vie signifie encore être capable d’exprimer de vraies émotions ?

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