L’évacuation des civils de l’usine Azovstal de Marioupol a commencé dimanche après-midi. Cela a été confirmé par les Nations Unies et les autorités de Kiev et de Moscou. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapporté sur Twitter qu'”un premier groupe” d’un total de 100 citoyens ukrainiens a été mis en sécurité. Ils arriveront ce lundi à Zaporizhzhya, une ville contrôlée par l’Ukraine. Le ministère russe de la Défense a parlé de 80 civils évacués de Marioupol dimanche.

L’évacuation est dirigée par l’ONU et la Croix-Rouge internationale, en coordination avec des unités russes et ukrainiennes. Des citoyens ukrainiens, y compris des enfants, se sont réfugiés dans l’usine sidérurgique pendant des semaines avec un accès limité à l’eau, à la nourriture et aux médicaments. Pendant ce temps, le complexe et le reste de la ville sont sous le feu des Russes.

A lire aussi : Les Tchétchènes nous ont sauvé la vie à Marioupol

On pense que plusieurs centaines de civils attendent toujours de l’aide. Des combattants ukrainiens sont également retranchés dans l’usine, qui refusait encore dimanche de rendre aux Russes le dernier bastion ukrainien de la ville.

Attaque contre des officiers russes

L’armée ukrainienne a remporté plusieurs succès militaires ce week-end. Une attaque contre un quartier général militaire russe dans la ville d’Izyum, dans l’est de l’Ukraine, a tué 20 officiers russes, selon le ministère ukrainien de l’Intérieur. Selon des informations non confirmées, le général Valeri Gerasimov, le chef d’état-major des forces armées russes qui venait d’arriver en Ukraine pour mener la bataille du Donbass, a été légèrement blessé dans l’attaque.

L’armée de l’air ukrainienne dit avoir abattu samedi deux avions de combat russes et plusieurs drones dans l’est du pays. Sur l’île aux serpents de la mer Noire capturée par la Russie, selon les Ukrainiens, trois installations anti-aériennes, un anti-aérien et un système de communication ont été détruits. 42 soldats russes seraient également morts sur l’île. Les messages n’ont pas été vérifiés de manière indépendante.

Un incendie s’est déclaré dans une installation militaire de la région russe de Belgorod, près de la frontière ukrainienne au nord de Kharkov. Il n’est pas clair si l’Ukraine est responsable de l’incendie ou quel type d’institution est impliqué. Les médias ukrainiens partagent des images d’un gros nuage de fumée, visible juste au-delà de la frontière. Selon l’agence de presse d’État russe RIA Novosti, plusieurs explosions ont été entendues à proximité de l’incendie. Plus récemment, de mystérieuses attaques ont eu lieu dans la zone frontalière, où l’on ne sait pas qui est responsable. Dans la région frontalière russe de Koursk, un pont ferroviaire sur une ligne où circulent des trains de marchandises a été endommagé dimanche, a rapporté l’agence de presse AFP. Le gouverneur de la région a parlé de “sabotage” sans accuser l’Ukraine de l’attentat.

Pelosi à Kiev

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, a rendu une visite inopinée au président Zelensky à Kiev. „Votre combat [voor vrijheid] est une lutte pour tout le monde », a déclaré Pelosi dans une vidéo partagée par Zelensky sur Twitter. Elle a ajouté que les États-Unis “seront là pour vous jusqu’à ce que la bataille soit terminée”.

À Kiev, Pelosi a parlé de la demande du président américain Joe Biden au Congrès d’allouer 33 milliards de dollars supplémentaires (plus de 31 milliards d’euros) à l’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine. “Notre délégation a fièrement transmis le message qu’une aide américaine supplémentaire est en route”, a déclaré Pelosi dans un communiqué. Pelosi et six autres membres du Congrès américain se sont rendus en Pologne, où ils ont rencontré dimanche le président polonais Andrzej Duda.

Les Russes aident-ils avec les vols ou sont-ils des déportations ? page 5



ttn-fr-33