L’inflation bénie pour les finances publiques. En 2023, la flambée des prix, et en particulier son effet levant sur le PIB nominal, a réussi à un demi-miracle réduire le poids de la dette sur le produit bien au-delà des attentes tandis que les dépenses supplémentaires du Superbonus frappent à nouveau les comptes déficitaires ; eux aussi, bien plus que prévu.
Le tableau des finances publiques et de l’économie italienne proposé hier par l’Istat dans la note sur le PIB et la dette publique est très différent de celui présenté à l’automne par NaDef. La différence qui frappe le regard est celle du déficit, qui s’est élevé à 7,2% du PIB contre les 5,3% indiqués par le programme des finances publiques. Mais dans le même temps, la dette a clôturé l’année à 137,3% du produit : soit 2,9 points en dessous du niveau indiqué par le NaDef, avec une performance qui a vu l’Italie enregistrer une réduction record de la dette/PIB de 17,6% par rapport aux sommets de 2020. .
La contradiction n’est qu’apparente. Et même si la controverse politique de ces dernières heures a déjà commencé à tirer des données la partie qui convient le mieux à son camp, tout peut s’expliquer par une banale raison mathématique produite précisément par l’effet de l’inflation.
Les effets du Superbonus
Le premier mouvement, disait-on, est donné par le déficit. Le NaDef prévoit une dette nette à la fin de l’année dernière 5,3 pour cent du PIB. Sous les cendres de ces données, cependant, le feu du Superbonus continuait de couver, et déjà avant Noël l’hypothèse d’un autre point de PIB abondant (entre 20 et 23 milliards ; Sole 24 Ore du 21 décembre) de déficit produite par la ruée vers les crédits d’impôt à la construction. Le premier bilan final proposé hier par l’Istat voit les dimensions du phénomène s’accroître encore : le déficit atteint 149,475 milliards, soit environ 40 milliards de plus que les 109,4 prévus par le NaDef à la lumière de la mini-différence (sur 2023) approuvée en même temps que la comptabilité. programme.
À la base de cette poussée du déficit se trouvent les crédits d’impôt liés à la construction, sous-tendant également la révision à la hausse du déficit de 2022 (de 8 à 8,6 % du PIB, tandis que les données pour 2020 et 2021 s’améliorent légèrement). Dans le NaDef d’octobre, les soldes des finances publiques comprenaient environ 37 milliards de Superbonus, le1,8% du PIB, un chiffre déjà révisé à la hausse par rapport aux seulement 14 milliards hypothéqués en avril dans la Def. Selon le bilan final de l’Istat, avec toutefois un déficit supérieur à 1,9% (39 milliards) par rapport à l’objectif du NaDef la recette Superbonus 2023 s’envole autour de 76 milliards, contre 54 l’année précédente qui s’ajoutent aux 13 accumulés fin 2021. Dans cette série, la facture totale atteindrait environ 143 milliards, nette des prochaines actualisations.

