Du dosage de force à la récupération de ceux qui sont dans les stands, la priorité de l’entraîneur devient désormais le match à l’extérieur contre l’Atletico

Journaliste

1er mars – 9h37 -MILAN

Cette sonnerie +12 a changé le ciel au-dessus de l’Inter. Le nombre de points qui restent – sans plus d’astérisque – de la deuxième place, la Juve a mis l’Inter dans un état de sérénité placide et enviable : le dominateur du championnat a le calme du fort, un état d’esprit idéal à revoir une fois pour toutes. les priorités pour les mois à venir. Le titre de numéro 2, objectif saisonnier affiché à chaque pas par l’entraîneur et le club, est si proche que l’on peut enfin porter son attention sur la Ligue des Champions. Jusqu’à la dernière victoire 4-0 contre l’Atalanta, toutes les considérations du staff ne pouvaient ignorer la course au championnat : du dosage des efforts des joueurs aux temps de récupération des blessés, tout visait à creuser un fossé presque définitif dans la patrie. . Objectif atteint très tôt, donc après une énième victoire en Serie A, il n’y a que deux mots dans toutes les têtes : Atletico Madrid. Le 13 mars, l’Inter sera en danger chez Cholo et, pour résister dans un environnement qui s’annonce chaud, il faudra polir les onze meilleurs. Au Metropolitano, il ne faut pas seulement déployer la formation typique, mais il faut aussi veiller à ce que tout le monde arrive au match en pleine forme. La forme générale semble déjà proche du sommet, maintenant il faut la maintenir et ceux qui sont actuellement à l’infirmerie doivent être ramenés à la cause.

LES DOSES

Le but d’Arnautovic à San Siro nous a donné un avantage en Ligue des Champions aussi précieux que l’or : il nous permet d’avancer avec deux résultats sur trois, il donne des marges pour « gérer » un match complexe comme peu d’autres. Il faudra en tout cas dans 15 jours le calme olympique de Calhanoglu dans la gestion du ballon, la fraîcheur imprévisible de Thuram notamment en contre-attaque, la malice d’Acerbi dans les mêlées contre les avant-centres rivaux (demander confirmation à Haaland), sans sous-estimer le vif-argent de Frattesi. Les quatre, pour différentes raisons, sont actuellement aux stands et plus encore, la loi de la Ligue des Champions s’applique à eux : la récupération est gérée avec soin justement pour que tout le monde arrive en forme ce soir à Madrid. Il est probable que le défenseur italien et l’attaquant français feront leurs répétitions générales lundi prochain avec le Genoa, tandis que le meneur de jeu turc et l’ancien milieu de terrain de Sassuolo reviendront samedi 9 à Bologne, juste avant le match retour des huitièmes de finale de Coupe.

Poitrine gonflée

Quelle que soit la condition physique et les grands noms à retrouver, l’Inter se présentera toujours devant l’ancien Simeone la poitrine pleine de fierté. Cette équipe a l’estime de soi et la conscience de soi que seuls les grands du continent possèdent. Bref, les Nerazzurri ont définitivement fait une percée européenne et ce n’est pas un hasard si Guardiola lui-même a voulu les inclure, encore et encore, parmi les favoris pour remporter le trophée. Après tout, le secret d’Inzaghi résiderait précisément dans ce carrefour turc avec Pep : “Après Istanbul, nous avons changé…”, ont déclaré Bastoni et Dimarco le même mercredi soir. Pour une fois donc, ce n’est pas une victoire mais une défaite qui change l’histoire d’un club : la chute moqueuse en finale n’a pas été la fin d’un rêve, mais le début d’une nouvelle et réelle perspective pour tous les Nerazzurri. A partir de ce moment, il n’est plus tabou de penser à disputer la Ligue des Champions jusqu’au bout, malgré la préférence jamais cachée pour la deuxième étoile. Alors pourquoi ne pas regarder au-delà de l’Atletico vers le calendrier ? Avant et après les quarts de finale, Inzaghi se rendra à Udine et accueillera Cagliari, tandis que les demi-finales se dérouleront entre Turin à domicile et Sassuolo à l’extérieur.





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