Il va maintenant falloir séparer le terme Ferragnez, un mot magique endossé même par Treccani qui, depuis plus de cinq ans, brille sur nos existences grises : Fedez et Chiara Ferragni ont rompu. Dagospia, une autorité en matière de rupture de couple (voir le précédent Totti-Ilary), l’a écrit et beaucoup le confirment : le rappeur a quitté la maison dimanche dernier. Depuis l’année dernière à Sanremo, où l’influenceuse était co-animatrice, la relation entre les époux ne serait plus la même, mais Ferragni avait reporté toute décision de rester proche de son mari aux prises avec des problèmes de santé.
Lorsqu’elle s’est retrouvée en difficulté, à cause de la célèbre affaire Pandoro Balocco, Fedez ne se serait pas montré aussi généreux, lui reprochant que ses problèmes juridiques avaient affecté négativement son entreprise. Au contraire: les propos politiques du musicien ils auraient rendu la position de l’influenceur encore plus inconfortable. Pendant ce temps, le lancement de l’épisode a eu lieu par coïncidence aujourd’hui. Quel temps fait-il du 3 mars, où Ferragni se confessera à Fabio Fazio.
Si le sort des deux ne vous importe pas, modifiez l’article. En effet : allez-y et changez de pays, car vous pouvez être sûr que vous en entendrez beaucoup parler à partir de maintenant. L’Italie, c’est un peu cela : depuis qu’elle a embrassé la République, elle a construit sa propre Famille Royale avec le matériel dont elle disposait : Rossellini et Ingrid Bergman, Celentano et Claudia Mori, Al Bano et Romina, Totti et Ilary, Ferragni et Fedez, justement. Où le passage du premier au dernier couple en dit long sur le pays que nous voulions être en embrassant la République et ce que nous sommes devenus.
En attendant de plus amples détails sur leur séparation, il est déjà temps de réfléchir à ce qu’ils représentaient ensemble. Mari et femme, le rappeur et la blogueuse de mode, à prendre individuellement ou ensemble, comme Voltaren et Muscoril, dans la combinaison spécialement aménagée appelée Ferragnez : le plus beau couple du marketing d’influence, une belle histoire qui appartient déjà à l’histoire d’hier.
Il est juge sur actionnaire de diverses sociétés. Elle est la seule influenceuse capable de confirmer ou de bouleverser votre réputation d’entreprise, divinité des Fashion Weeks, collectionneuse de sièges de conseils d’administration (souvent laissés vides), témoignage de bouteilles d’eau à 8 euros pièce ainsi que Musée des Offices et mille mille autres choses. Ensemble, toujours au premier rang : pour l’Amazonie et pour l’argent.

