Laisser au Parlement le temps d’examiner la manœuvre en deuxième lecture, en évitant de se précipiter pour l’approuver sans modifications comme ces dernières années. C’est l’objet d’une proposition de loi (« Modifications de l’article 7 de la loi n° 196 du 31 décembre 2009, relative aux délais de présentation de la note d’actualisation du document économique et financier et du projet de loi de finances de l’État au Chambres “) du 1er mars à l’examen de la commission budgétaire de la Chambre. Le texte, présenté par le président de la commission, le député dem Fabio Melilli, président de la commission, et signé par les chefs des groupes de la majorité et de l’opposition, prévoit la présentation par le gouvernement aux chambres Nadef du 27 au 20 septembre, et du 20 au 10 octobre celui de la loi de finances. En cas de retard sur la deuxième échéance, le premier ministre fera promptement rapport aux Chambres sur les causes.
Tendance depuis 2016
Le fait que le texte ait été signé par les chefs des groupes de la majorité et de l’opposition est le signe qu’il s’agit pour tous les partis d’une tendance à inverser celle qui, depuis 2016, en raison du report de la date limite de dépôt du projet de loi de finances (auparavant il était de 15 octobre, et jusqu’en 2009 au 30 septembre) mais pas seulement, a vu progressivement s’éroder le temps consacré à l’examen parlementaire en seconde lecture, réduit au minimum pour clôturer d’ici la fin de l’année et éviter le risque d’exercice provisoire.
Le message lancé par le chef de l’Etat
Dès sa réélection président de la République, Sergio Mattarella a également souligné que “la compression des temps parlementaires représente un risque certainement non moindre de retards injustifiés”.
Que prévoit la proposition
Sur la base de la proposition, la présentation par le gouvernement aux chambres de la Nadef de la mise à jour du document économique et financier, qui permet de réviser les prévisions économiques, serait avancée du 27 au 20 septembre. Le délai de présentation du projet de loi de finances passerait alors du 20 au 10 octobre. En cas de retard sur la deuxième échéance, le premier ministre devra se présenter au Parlement pour en expliquer les raisons.
La dernière manœuvre a lancé le processus parlementaire avec trois semaines de retard
Une éventualité pratiquement évidente. La dernière occasion où le gouvernement a été ponctuel remonte à 2010. En 2020, le retard était de près d’un mois, et la dernière manœuvre a également lancé le processus parlementaire avec trois semaines de retard. Également complice d’avalanches d’amendements, les délais de la première lecture ont souvent été rallongés et ceux de la seconde lecture ont été raccourcis (entre 3 et 8 jours ces trois dernières années).

