En 2023, 45 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions jusqu’au 1er décembre. Cela ressort clairement d’un rapport publié jeudi Reporters sans frontières (RSF). 521 journalistes sont emprisonnés, 84 sont portés disparus et 54 sont retenus en otages.
La plupart des journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions dans la bande de Gaza : treize au total. Au total, 63 journalistes ont perdu la vie dans la guerre entre Israël et le Hamas, mais la plupart n’étaient pas au travail à ce moment-là. Le Fédération internationale des journalistes a parlé de 68 journalistes dans un reportage la semaine dernière. Outre la bande de Gaza, des journalistes ont également été tués en Ukraine, en Syrie, en Afghanistan et au Cameroun, entre autres.
Malgré la guerre à Gaza, jusqu’à présent, moins de journalistes ont été tués au travail en 2023 que les années précédentes. Ce qui joue, selon Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, c’est que les agences de presse assurent une meilleure sécurité à leurs journalistes depuis les guerres en Syrie et en Irak. Une autre raison est que ces guerres sont terminées et qu’il y a beaucoup moins de journalistes dans ces pays. Près de 600 journalistes ont été tués au Moyen-Orient entre 2003 et 2022.
La plupart des prisonniers en Chine
En Chine, la plupart des journalistes seront de nouveau en prison en 2023. Rien qu’à Hong Kong et dans la région du Xinjiang – la région où vivent les Ouïghours – un quart du total mondial est détenu : 121 journalistes. La Chine compte également le plus grand nombre de femmes journalistes en prison : 14 au total. Après la Chine, c’est le Myanmar qui détient le plus de journalistes en prison : 68 journalistes.
Au Myanmar, des journalistes sont arrêtés, entre autres, pour « diffusion de fausses nouvelles », sans que les autorités birmanes n’en aient la moindre preuve. La Biélorussie arrive en troisième position avec 39 journalistes emprisonnés, dont 10 femmes. Cela est dû à la politique répressive croissante dans ce pays.
Au cours de l’année écoulée, sept journalistes ont été kidnappés, dont deux sont toujours retenus en otage par leur ravisseur. Deux journalistes maliens sont détenus dans le nord du Mali depuis novembre. Les 52 autres journalistes retenus en otages se trouvent en Syrie (38), en Irak (9), au Yémen (4) et au Mexique (1). Et plus de la moitié des journalistes disparus se trouvent en Amérique latine, le Mexique étant une fois de plus en tête avec un tiers des disparus.
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