LELes jeunes aiment aussi le tango. En plus d’être de plus en plus répandue en Italie, l’âge moyen de ceux qui la dansent a baissé, à tel point que, dans toute l’Europe et dans notre pays, des écoles dédiées exclusivement aux personnes âgées de 18 à 35 ans ont été créées. À l’occasion de Journée mondiale du tangoqui est célébré le11 décembredécouvrons pourquoi il conquiert le cœur des gens, avant même leur corps.
Tango : comment commencer
« Le tango a une histoire et une culture très fascinantes. Tout comme les autres danses, surtout si elles sont exécutées en couple, elle apporte des bienfaits à la fois physiques et mentaux. Elle a son propre charme, un parfum particulier et est également considérée comme l’une des danses les plus thérapeutiques. Ces dernières années, ce style est devenu tellement à la mode que on trouve des milongas dans toutes les villes. La milonga, en plus d’être la « sœur du tango », ou une danse au rythme plus rapide, est aussi le lieu où l’on se retrouve, danse et prend des cours de tango. C’est ouvert à tous, même aux débutants”, explique-t-il. Simone Di Pasqualedanseur et commentateur technique sur la piste de danse de danser avec les étoiles.
Engagement physique et mental
«C’est une danse qui convient à tout le monde, même aux plus de 50 ans. À niveau physiqueen fait, Ce n’est pas si difficilemais sur le plan mental oui, puisque nous dansons en improvisant. Les gens se rencontrent dans les milongas par hasard et ils sont choisis grâce à un coup d’œil, la mirada. Il existe une ritualité entre homme et femme très intéressant. C’est l’homme qui invite. La femme est assise dans un coin et, lorsqu’elle reçoit le regard, si elle le tient et hoche la tête, cela signifie qu’elle accepte. A ce moment-là, l’homme se lève et l’invite sur la piste de danse. Ils doivent danser au moins trois tangos ensemble. A la quatrième chanson, il y a ce qu’on appelle le rideau, la musique se transforme en une danse latine ou un swing qui sert à séparer le couple. Deux personnes qui ne s’étaient jamais vues ou rencontrées auparavant, après avoir dansé ensemble, ont ainsi la possibilité de se présenter et de choisir ensuite de rompre ou de danser à nouveau ensemble. La règle dit qu’elle doit changer, mais tu peux choisir de rester» continue Di Pasquale.
Le rôle du couple
«Pour danser le tango, les deux membres du le couple doit connaître les codes posturaux qui permettent à l’homme de diriger et à la femme d’enrichir la danse du mouvement de ses bras et de ses jambes. En fait, il en faut un posture correcte et il faut pouvoir transmettre le mouvement par un câlin. Ce n’est pas si simple de commencer, car il y a un impact physique très important: on s’embrasse et il faut donc être prêt à échanger des parfums avec d’autres personnes. Et pour certains, le contact physique peut être une limite. Une fois que vous acceptez ces quelques règles importantes, la danse devient une philosophie de vie. Chaque partenaire doit trouver son propre équilibre pour ensuite l’introduire dans le couple. Il faut savoir écouter l’autre, ne pas anticiper, laisser du temps à la femme pour effectuer l’étape puis la lui ramener. Il est vrai que l’homme choisit, mais la femme s’enrichit de ses pas. Un peu comme dans la vie”, souligne l’expert.
L’importance du partenaire
«C’est un jeu de géométrie : l’homme doit savoir à l’avance où il veut emmener la femme en rotation. La musique joue bien entendu un rôle fondamental. Dans le tango il y a beaucoup de tête. Vous devez rester concentré sur votre corps, sur la personne avec qui vous dansez, sur ses pas, sur le contact physique. Peu à peu, la respiration de l’homme et de la femme se confondent, ainsi que la fusion se produit entre les deux corps. L’homme retrouve son rôle historique de chef d’orchestre, qui sait protéger et guider, la femme choisit et se laisse conduireet avec ses mains et ses pieds, elle exprime sa féminité. Mais il ne faut pas nécessairement aller plus loin: après avoir dansé trois tangos, il peut décider d’en finir et attendre la prochaine invitation pour monter sur la piste de danse”, conclut Simone Di Pasquale.
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