En date du : 27 novembre 2023, 11 h 48

La police de Francfort a publié de plus amples détails sur les origines et le déroulement des altercations avec les supporters de l’Eintracht Francfort. Il y a eu des erreurs de communication et le nombre de blessés continue d’augmenter.

La commission spéciale mise en place par la police de Francfort a publié dimanche soir les premiers résultats de l’enquête. les graves émeutes avant le match entre l’Eintracht Francfort et le VfB Stuttgart annoncé. L’évaluation du matériel vidéo et les entretiens avec des témoins ont confirmé le déroulement des événements décrits dimanche, indique le communiqué.

Police : des fans attaquent des dossiers, puis la situation dégénère

Ainsi, un steward en civil qui avait refusé à une personne sans billet l’accès au bloc 40 et l’avait retenu au sol a été agressé et frappé au visage par des supporters de l’Eintracht. Au cours de l’affrontement, les services de sécurité du stade ont alerté la police, qui a été immédiatement attaquée par “au moins 300 à 400 personnes de la scène à risque de Francfort – dont beaucoup étaient masquées” lorsqu’elles sont arrivées devant le virage des supporters.

Les partisans de Francfort ont massivement attaqué les officiers, manifestement en infériorité numérique, à coups de poing et de pied et leur ont lancé des bouteilles, des mâts de drapeau, des barres de fer et des barres de fer. Par ailleurs, les secours auraient été aspergés de mousse provenant d’extincteurs.

La police révise son rapport sur les affrontements entre groupes de supporters

La police, qui a fait appel à des services d’urgence supplémentaires, s’est défendue avec « de simples violences physiques, du gaz poivré et des matraques ». La situation ne s’est calmée qu’au bout d’environ 30 minutes et après le retrait de la zone située devant la courbe en éventail.

La nouvelle diffusée initialement par la police via

Plus de 100 blessés

Bilan des émeutes : 59 policiers blessés, 57 policiers blessés. Selon le communiqué, les blessures vont des hématomes, entorses, contusions, irritations oculaires et respiratoires, à une déchirure du tendon et au moins une fracture. Huit policiers ont été soignés à l’hôpital.

Il n’existe actuellement aucune information fiable sur les supporters blessés. Les représentants des supporters de l’Eintracht ont parlé dimanche de près de 100 blessés, dont des enfants. Il leur est demandé de se présenter à la police. Des témoins sont également toujours recherchés.

Critiques des représentants des fans

La question de savoir si l’utilisation massive de gaz irritants était proportionnée reste posée. L’organisation d’aide aux supporters de Francfort « The 13th Man » a contredit dimanche les déclarations de la police. La police a envahi massivement la zone située devant le bloc et a utilisé des matraques et du gaz, “sans tenir compte des victimes parmi les supporters normaux, les femmes et les enfants”, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Les représentants des supporters ont condamné l’opération comme une « escalade de la violence de la part de la police ».

Ina Kobuschinski, de l’association des supporters de Francfort, a utilisé des mots similaires et a également critiqué le déploiement, le qualifiant de disproportionné, dans une interview accordée à la HR. “Il ne se peut pas qu’il y ait autant de blessés à cause d’une opération aussi exagérée. Deux personnes étaient inconscientes.” Le représentant des supporters soupçonne les forces de sécurité de vouloir faire preuve de force avant les prochains championnats d’Europe en Allemagne et de prendre le contrôle des courbes des supporters. “La police adopte une approche plus dure à l’échelle nationale.”

L’Eintracht enquête sur ce qui s’est passé

Le point de vue de l’Eintracht, qui n’a plus fait de commentaire après une brève déclaration samedi soir, reste également flou. “Dans les prochains jours, nous retournerons chaque pierre et assemblerons chaque morceau de la mosaïque afin d’avoir une idée précise de la façon dont ces scènes ont pu se produire”, a annoncé Philipp Reschke, membre du conseil d’administration.

Le syndicat de la police de Hesse (GdP) a quant à lui réclamé une application accrue des interdictions de stade et une table ronde pour tous les ministres de l’Intérieur.



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