Les normes italiennes et européennes s’appliquent dans les 2 centres en Albanie

«L’Albanie – a poursuivi Tajani – accordera gratuitement à l’Italie deux zones – un point d’arrivée au port de Shengjin, sur la côte nord du pays, et une base militaire à Gjader, à environ 30 kilomètres du port. Les deux centres fonctionneront conformément à la législation italienne, européenne et internationale en la matière. Les procédures seront italiennes et seront effectuées exclusivement par les autorités administratives et judiciaires italiennes. «Dans le port – a précisé le ministre – il y aura une structure dédiée aux activités de secours, de premiers secours et à la détection de signes et d’empreintes digitales. Dans la deuxième structure, située à l’intérieur du pays, la demande de protection internationale sera examinée et, pour ceux qui ne remplissent pas les conditions, les démarches de rapatriement seront effectuées”.

L’accord avec l’Albanie n’est pas comparable à l’accord entre la Grande-Bretagne et le Rwanda

«Il est utile de noter que ce Protocole n’est pas comparable à l’accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda – a déclaré le dirigeant de Farnesina -. Il n’y a pas d’externalisation de la gestion des demandes d’asile vers un pays tiers. Et il n’y a aucune dérogation aux droits garantis au niveau international, qui sont d’ailleurs expressément réaffirmés à plusieurs reprises dans le Protocole. Bientôt, l’Albanie rejoindra l’Union européenne et fera partie du Conseil de l’Europe. Des exceptions auraient été impossibles », a-t-il ajouté.

Les sujets vulnérables n’iront pas en Albanie

«En Albanie – a précisé Tajani – seuls les migrants pouvant être retenus dans les structures qui les accueillent pourront être accueillis. Selon les réglementations italienne et européenne actuellement en vigueur, il s’agit de deux catégories de migrants. Le premier est celui des demandeurs d’asile soumis à des procédures accélérées aux frontières. Il s’agit donc de personnes non vulnérables venant de pays sûrs ou de migrants qui ont déjà demandé l’asile et qui se sont vu refuser l’asile. La deuxième catégorie est celle des personnes en attente de rapatriement, après avoir vérifié qu’elles ne remplissent pas les conditions requises pour séjourner en Italie. Les sujets vulnérables, comme par exemple les mineurs et les femmes enceintes, ne peuvent en aucun cas être hébergés dans l’établissement en Albanie”, précise l’exposant de Fi.

L’Albanie est un pays candidat à l’adhésion à l’UE

Selon Tajani, l’Albanie est «un pays ami et candidat à l’adhésion à l’Union européenne, un pays que nous continuerons à soutenir dans ses aspirations à adhérer à l’Union européenne».

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