Le gouvernement Meloni a récemment reçu la dernière des notes rassurantes des agences de notation, la positive de Moody’s – le 17 novembre, après, par ordre chronologique, ceux de Standards et pauvres (20 octobre), puis Dbrs une semaine plus tard et Fitch le 10 novembre – qui se retrouve déjà à passer un autre examen : celui de l’UE. En fait, le jugement de la Commission européenne sur la question arrivera aujourd’hui Document de planification budgétaire (Dpb) pour l’Italie d’ici 2024. Il s’agit d’un premier bilan, puisque le jugement final sur la manœuvre de l’Union européenne sera actualisé au printemps.
L’avis de la Commission européenne
L’opinion nouvelle exprimée par la Commission européenne se fonde sur le respect de la manœuvre visant à recommandations exprimées en mai par Bruxelles. On s’attend à la veille à ce qu’il n’y ait pas de grandes surprises du côté plus numérique, développé par Rome avec une grande attention à la tenue des comptes publics. Les recommandations de mai ont pour la première fois examiné le Pacte de stabilité avec le nouveau paramètre de dépenses au centre, demandant à l’Italie de garantir une politique budgétaire prudente en limitant l’augmentation nominale des dépenses à pas plus de 1,3 % du primaire net financé au niveau national. Ceci, avait précisé Bruxelles à cette occasion, garantirait une amélioration annuelle du solde budgétaire structurel égale à au moins 0,7% du PIB. Les jugements sur le Dpbs sont basés sur les prévisions publiées par l’exécutif communautaire le mercredi 15 novembre, et ici l’amélioration du solde structurel de l’Italie est déjà constatée à 1%, c’est-à-dire au-delà de ce qui était demandé.
Les autres variables prises en compte par Bruxelles
Par rapport à la partie plus politique du jugement Or, dans les recommandations de mai, outre le redressement progressif et durable des comptes, il y a, entre autres, celle d’une absorption efficace des fonds européens, la mise en œuvre du Pnrr, la baisse des taxes sur le travail, la la mise en œuvre correcte de la loi d’habilitation relative à la réforme fiscale, la rationalisation des dépenses fiscales et l’alignement des valeurs cadastrales sur les valeurs de marché.
Le plan budgétaire
Le Dpb est un document programmatique envoyé à la Commission européenne avant le 15 octobre de chaque année dans lequel les pays de la zone euro présentent à l’Europe sous une forme synthétique (avec tableaux) et standardisée leur projet budgétaire pour l’année suivante. D’ici le 30 novembre, la Commission européenne adoptera et présentera à l’Eurogroupe un avis sur le Dpb dans lequel il est évalué conformité des programmes budgétaires aux recommandations formulées dans le cadre du Semestre européen, ainsi que l’adéquation de la manœuvre par rapport aux objectifs programmatiques indiqués par l’État membre. L’avis, pour chaque pays et pour la zone euro dans son ensemble, est rendu public. En cas de manquement particulièrement grave aux obligations contractées dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance, le pays peut être invité à réviser son plan budgétaire pour tenir compte des observations formulées par la Commission.


