Après Trente, la Sardaigne. Les nouvelles frictions entre la Ligue et les Frères d’Italie animent la discussion sur le choix du candidat de centre droit au poste de Gouverneur de l’île. Le vote aura lieu en février et le choix du nouveau leader est discuté depuis un certain temps. Il y a deux positions : d’un côté la Ligue et le Parti d’action sarde (dont le président sortant Christian Solinas est le numéro un) et de l’autre les Frères d’Italie qui souhaiteraient plutôt un autre candidat en signe de discontinuité. Le tout dans une discussion qui s’est déroulée presque inaperçue mais qui a désormais explosé.

Les Frères d’Italie rejettent le gouverneur

La rupture a été faite samedi, avec l’annonce de la coordinatrice régionale et sénatrice Antonella Zedda qui a souligné la nécessité d’une discontinuité avec le passé. «Fratelli d’Italia estime que les conditions ne sont plus réunies pour soutenir le deuxième mandat du président Solinas – a-t-il annoncé dans une note -. Dans d’autres régions d’Italie, pour gagner et pour le bien de son pays, le président sortant a décidé de faire un pas de côté, permettant à la coalition de bénéficier de l’expérience de la première législature mais avec une nouvelle direction”.

Une table de discussion immédiatement

Puis le message: «Les Frères d’Italie ont donc décidé de se charger de convoquer une table de coalition pour décider avec les alliés de la majorité quel chemin prendre ensemble pour revenir à la direction de notre pays». Et puis la nécessité d’un débat régional “qui aboutisse à une clarification définitive et à une décision dans laquelle tous les alliés puissent se retrouver”. «Notre intention est de poursuivre l’expérience de cette coalition, qui doit cependant avoir la maturité politique pour identifier les erreurs commises, alliée à la conviction d’avancer en s’ouvrant aux apports des autres forces politiques – a-t-il poursuivi -.

C’est pourquoi Fratelli d’Italia veut mettre son identité au service de l’ensemble de la coalition, pour pouvoir à nouveau gouverner ensemble, en battant un centre-gauche confus, tant au niveau des représentants gouvernementaux que de la proposition politique”. Bien qu’il n’y ait pas encore d’investiture officielle, en lice avec le centre-droit, il pourrait y avoir Paolo Truzzu, maire de Cagliari élu il y a quatre ans, qui ces derniers jours a exprimé sa disponibilité et qui dans la capitale a promu une Convention pour une évaluation de son mandat.

Il pourrait donc y avoir une réunion dans les prochains jours pour définir le scénario. Sur le terrain également, il y a la formation du Centre à laquelle participe également la composante régionale Sardaigne 2020 qui, plutôt que de regarder le nom, concentre l’attention sur les programmes. Des contradictions qui, dans le cadre national, s’ajoutent à celles qui ont surgi dans le Trentin où le vice -présidence de la province, à la place de la meloniana Francesca Gerosa a été nommée Achille Spinelli de la liste Fugatti.



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