Lutte contre les occupations illégales et procédures plus rapides
Un nouveau délit est introduit, punissable sur plainte de la personne offensée, qui punit d’une peine d’emprisonnement de 2 à 7 ans quiconque, avec violence ou menaces, occupe ou détient sans titre la propriété d’autrui, ou en tout cas empêche le propriétaire de revenir à le bien ou de celui qui le détenait. Pour rendre cette règle plus efficace, deux mesures très innovantes sont introduites. La première : une cause de non-sanction est prévue pour l’occupant qui collabore à la constatation des faits et libère volontairement le bien occupé ; la seconde : une procédure spécifique est réglée, très rapidement, pour obtenir la libération du bien et sa restitution à ceux qui y ont droit. Habituellement, le juge s’en chargera, mais dans les cas urgents, dans lesquels la propriété occupée est par exemple le seul domicile de la personne blessée, il est possible que la libération/restitution de la propriété soit effectuée directement par les forces de police. qui a reçu la plainte, sans préjudice de l’intervention ultérieure de validation du procureur de la République et du juge.
Des sanctions plus sévères pour ceux qui escroquent les personnes âgées
Une répression des escroqueries commises contre les personnes âgées et les personnes les plus vulnérables est attendue. La peine de prison est portée de 2 à 6 ans en cas d’escroquerie aggravée et, pour ce cas, la possibilité est également prévue pour la police de procéder à une arrestation en flagrant délit.
Mesures anti-vol à la tire et anti-mendicité des mineurs
Le commissaire de police peut ordonner l’interdiction d’accès aux métros, aux gares et aux ports à toute personne déjà signalée ou reconnue coupable de vol, de braquage ou d’autres délits contre les biens ou les personnes commis dans ces lieux. En outre, dans les procès pénaux pour de tels délits commis dans les métros et autres zones de transports publics, le juge, lorsque la loi permet la suspension conditionnelle de la peine, doit dans tous les cas prévoir l’interdiction d’accès à ces lieux. Par ailleurs, une règle est introduite pour sanctionner ceux qui emploient des mineurs à la mendicité. Aux règles déjà prévues pour punir ceux qui organisent ou favorisent cette activité, s’ajoute une règle spécifique pour punir ceux qui incitent un mineur de moins de 16 ans à mendier au lieu de l’envoyer à l’école ou le contraignent par des violences ou des menaces.
Exécution de la peine dans le cas des mères détenues
Un régime plus complexe est prévu pour l’exécution des peines pour les femmes condamnées alors qu’elles sont enceintes ou mères d’enfants de moins de trois ans. Le report de l’exécution de la peine n’est plus obligatoire, mais cette possibilité est maintenue en présence d’exigences légales. Parmi les éléments qui peuvent influencer l’appréciation du juge, il y aura par exemple la récidive. Il était alors prévu que la peine soit purgée dans des établissements de détention atténuée pour les mères détenues, sans préjudice de l’interdiction de prison pour les femmes enceintes et les mères d’enfants plus jeunes (jusqu’à un an).
Pressés contre les barrages routiers
Le projet de loi du Gouvernement intervient également en termes de barrages routiers, qui se multiplient et créent d’énormes désagréments pour les citoyens. Désormais, la loi punit d’une amende administrative quiconque empêche la libre circulation sur les routes ordinaires en les obstruant avec son propre corps. La disposition approuvée établit que cette affaire devient un crime lorsqu’elle est particulièrement offensante et alarmante, à la fois en raison de la présence d’un plus grand nombre de personnes et du fait qu’elle a été promue et organisée à l’avance.

