Appels avec Inzaghi et messages pour bousculer les joueurs : le double défi contre la Juve et pour garder le club

Filippo Conticello

Un président lointain qui se rapproche de son téléphone portable. Cela ressemble à une vieille publicité pour une entreprise de téléphonie mobile, mais c’est la réalité quotidienne de cet Inter, plein de fierté et d’ambition. La ligne est actuellement chaude entre l’Asie et Milan : hier, par exemple, un message à Federico Dimarco pour ses vœux d’anniversaire. Ils sont 26, devant les gauchers Nerazzurri des prairies pour grandir encore, comme le lui a rappelé le Chinois Steven Zhang. Mercredi soir, du numéro 1 de l’Inter, un autre WhatsApp au capitaine Lautaro après le penalty de Salzbourg. Et puis surtout, un énième coup de téléphone à Simone Inzaghi, “son” entraîneur, celui que Steven Zhang lui-même définissait comme un “cadeau”. Le mot est tendre, mais le président lui en préfère désormais deux autres qui, mis ensemble, deviennent plus belliqueux : « deuxième étoile ». En contact avec chaque élément de l’entreprise, à partir des deux Ad Marotta et Antonello, il les répète continuellement : ils sont le flambeau qui montre la voie. Steven utilise également l’expression en italien dans les messages texte et les appels téléphoniques, généralement en anglais. La langue de Dante lui est encore difficile, malgré les progrès réalisés dans sa compréhension, mais tous ses interlocuteurs ont remarqué qu’en les mâchant, les deux mots magiques se prononcent correctement. En fin de compte, c’est ce que souhaite avant tout l’héritier de Suning : entrer dans l’histoire avec une nouvelle couture sur la poitrine, juste avant Milan, donnerait un sens définitif à son parcours à la tête du club entamé en 2018. Un parcours compliqué par phase expansive et rugissante des débuts aux contraintes et dettes du présent, mais avec une croissance constante au milieu du peloton : depuis cinq ans, il a choisi Beppe Marotta comme gouverneur de la partie sportive, concentrant ainsi Piero Ausilio dans le rôle de Directeur sportif, le niveau de l’effectif a augmenté d’année en année, les résultats aussi. Le couple de direction travaille et Zhang l’apprécie, même à distance.

en mission

Bref, après s’être contenté du passage aux huitièmes de finale de la Ligue des Champions et de la qualification pour le riche Mondial des Clubs, ce qui représente au total environ 85 millions en cash (35,74 du nouveau parcours européen plus cinquante autres pour l’événement qui viendra en 2025), le président Nerazzurri réclame ce scudetto avec une insistance renouvelée, bien plus que l’année dernière de Conte ou la première d’Inzaghi. Et il aimerait le célébrer : lui aux commandes, pas les autres. C’est tout sauf anodin compte tenu de l’échéance qui s’apprête à arriver comme un couperet et de l’agitation de certains investisseurs dans les couloirs de la haute finance : d’ici le 20 mai 2024, la Grand Tower Sarl – la holding luxembourgeoise qui contrôle l’Inter – devra rembourser plus de 350 millions de prêts au fonds américain Oaktree (les 275 initiaux ont augmenté avec les intérêts). En gage, comme on le sait, l’entreprise elle-même. La décision finale dont dépend la pérennité de la Chine sera déjà prise d’ici Noël : des mois chauds de réunions avec Goldman Sachs et Raine, conseillers choisis pour la recherche de nouveaux partenaires, se profilent à l’horizon, mais l’actionnaire vise un refinancement durable. tarifs avec un nouveau sujet. Dans le détail, quelques fonds de crédit américains semblent déjà avoir pris des mesures. On en saura davantage dans les mois à venir, mais de toute façon – même dans le cas actuellement périlleux d’une vente soudaine : prix fixe, 1,3 milliard d’euros – Zhang n’abandonnerait pas son poste de président avant la fin de la saison. En effet il est le premier à croire et à motiver pour le but étoilé. Dans ces appels continus depuis la Chine, entre Nanjing et Shanghai, le président a également précisé quel serait son rêve : une fête populaire, le rassemblement que le Covid lui a enlevé pour le championnat 2021 et qu’il a plutôt vu ses cousins ​​faire l’Enfer. l’année prochaine. Ces rues colorées en rouge et noir sont gravées dans la mémoire, d’autant plus que désormais les relations diplomatiques avec Gerry Cardinale sont entre tièdes et froides, et pas seulement à cause de la question du stade.

dans le vestiaire

Comparé à cette moquerie d’il y a quelques saisons, le duelliste semble cette fois être la Juve, un rival toujours glissant. Mais en ce moment, dans le vestiaire des Nerazzurri, il y a une conviction féroce, levée avec les derniers résultats européens : les Nerazzurri, conduits avant tout par le capitaine Lautaro, se sont parlé à Appiano et ont promis ensemble de ne plus commettre les erreurs du passé. . Ils sont déterminés à affronter la Dame car ils pensent qu’ils sont globalement supérieurs, même si les Bianconeri ne jouent pas dans les coupes. Cette détermination a également été saluée par la Chine et Zhang compte désormais sur Inzaghi pour canaliser tant de désir dans la bonne direction. De plus, depuis quelque temps, Steven voit en Simone le style adéquat pour représenter le club : un mélange de « sobriété », « concret », « élégance » et « internationalité ». Ce sont des paroles présidentielles prononcées au téléphone, en anglais. Fréquents certes, mais pas autant que ces deux autres, sacrés et… italiens.





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