“Aujourd’hui, j’ai pris deux tranches de pain, du miel et du thé.”
C’est ainsi que Sabastian Sawe a répondu à un journaliste qui lui demandait ce qu’il avait mangé ce matin-là. Ce n’était pas une simple conversation dans l’ascenseur, ni une curiosité anodine entre collègues de bureau. Bien que cela aurait pu sembler banal.
Un exploit sans précédent
Sawe n’est pas n’importe qui. Il est l’homme le plus rapide du monde sur 42,195 kilomètres. Devenu le vainqueur du marathon de Londres, il a établi un nouveau record en devenant le premier à franchir la mythique barrière des deux heures. Une limite considérée comme irréalisable il y a peu de temps.
Mais Sawe n’est pas seul dans cette course effrénée ; Yomif Kejelcha a terminé seulement 11 secondes après lui, devenant le coureur débutant le plus rapide de l’histoire sur cette distance. Jacob Kiplimo, avec un temps de 2 heures 0 minutes et 28 secondes, s’est retrouvé en troisième position, alors qu’il aurait pu être le nouveau détenteur du record mondial, quelques heures plus tôt.
Une nutrition révolutionnaire
Pour comprendre ce changement dans le marathon, il est essentiel de parler de nutrition. “La haute compétition est désormais le résultat de recherches approfondies” explique Alfonso Beltrá, CEO de Santamadre. Aujourd’hui, les petits détails font la différence dans la performance des athlètes.
Aucun des deux coureurs n’a pris un petit déjeuner copieux comme le conseil traditionel. Au contraire, leurs réserves de glycogène étaient pleines, prêtes à soutenir leur effort monumental. Par exemple, Kejelcha a ingéré 145 grammes de glucides avant la course, tandis que Sawe a consommé environ 115 grammes par heure tout au long de la course.
La stratégie de nutrition
Sawe a opté pour le Drink Mix 320 de Maurten, qui lui a fourni 80 grammes de glucides, en plus de son petit déjeuner. Kiplimo et Kejelcha ont également suivi un protocole similaire pour optimiser leurs performances.
La capacité de ces athlètes à assimilier de grandes quantités de glucides est facilitée par l’utilisation de nouvelles technologies et produits nutritionnels. Par exemple, les gels et boissons énergétiques modernes permettent de réduire les problèmes digestifs habituellement associés à ces apports élevés.
Surmonter le mur du marathon
Dans le passé, de nombreux coureurs faisaient face à “le mur”, ce phénomène où le corps s’épuise complètement souvent après 30 kilomètres. Grâce à des apports constants en glucides, cette barrière semble disparaître chez l’élite du marathon. Les performances s’améliorent si rapidement qu’il est désormais courant de voir des coureurs terminer la seconde moitié d’une course plus vite que la première.
La science derrière cette révolution nutritionnelle repose sur l’absorption conjointe de différents types de glucides, ce qui permet aux athlètes de garder leurs réserves pleines et d’améliorer considérablement leur endurance.
Conclusion
Les avancées en matière de nutrition sportive, associées à des entraînements rigoureux, permettent désormais aux athlètes de réaliser des performances inimaginables il y a à peine quelques années. Chaque coureur, armé de nouvelles stratégies nutritionnelles et de technologies avancées, se rapproche d’un avenir où les limites humaines seront continuellement repoussées.

