
Regar abandonne son projet à la place du Caillou
Après des années de blocage, l’association gersoise Regar a décidé de renoncer à son projet de centre médicalisé rue Saint-Jacques, à Auch. Ce choix a été motivé par des délais jugés trop longs et des décisions administratives qui restaient en suspens. La directrice de l’association, Martine Coulet, a confirmé le 22 juillet que le dossier du 21 rue Saint-Jacques est en cours d’abandon.
Contexte du projet initial
Depuis l’acquisition d’un terrain en 2021, Regar prévoyait de réhabiliter une maison existante et de construire une extension pour créer un centre médicalisé. Cependant, ce projet a suscité des controverses et des recours juridiques de la part des riverains inquiets pour l’impact sur leur quartier historique. En conséquence, les travaux n’ont jamais pu commencer.
Acquisition de l’ancienne clinique Barthélémy
Face à ces obstacles, Regar a décidé de se tourner vers un nouvel emplacement en achetant, le 17 juillet, l’ancienne clinique Barthélémy, fermée il y a plus de 25 ans. Ce bâtiment, situé avenue des Pyrénées, offre une superficie de 8 000 m², ce qui représente une opportunité pour l’association de développer un véritable “Pôle Soins santé”.
Capacité et services
Le nouveau site permettra de transférer les 10 lits d’accueil médicalisés actuels et d’ajouter 4 places supplémentaires, comme l’a autorisé l’Agence régionale de santé (ARS). En plus, les lits halte soins santé et les équipes mobiles, qui interviennent auprès des populations isolées, pourront également être regroupés sur ce site. Cela facilitera une meilleure synergie des services.
Un projet qui répond aux besoins locaux
La directrice et le président de Regar, Joël Laburre, soulignent l’importance de prendre le temps nécessaire pour bien développer ce projet. Bien qu’il n’y ait pas encore de date d’ouverture fixée, les responsables sont confiants sur les avantages offerts par cet ancien bâtiment hospitalier.
Apaisement des tensions locales
Le relocalisation du projet devrait également mettre fin à un long conflit de quartier. Le maire d’Auch, Camille Bonne, se réjouit de ce dénouement et estime que ce nouvel emplacement est “plus neutre”. La ville s’engage à faciliter l’arrivée de Regar dans ces nouveaux locaux.
Conclusion
En définitive, ce changement de plan n’est pas qu’une simple réaffectation des locaux. Pour Regar, cela signifie également un renouveau et la possibilité d’apporter un meilleur service de santé à la communauté. La transition vers l’ancienne clinique Barthélémy semble être un pas dans la bonne direction pour l’association et pour la ville d’Auch.



