Les Bleues n’ont pas réussi à se venger de l’Espagne en finale de la Ligue des Nations. Un an et demi après la défaite 2-0 contre la Roja, les joueuses de Laurent Bonadei ont été stoppées en demi-finale par une équipe allemande **réaliste** (2-2) qui a su conserver l’avantage du match aller (1-0). Parallèlement, les vice-championnes d’Europe se sont qualifiées pour une nouvelle finale grâce à une victoire en Suède (1-0).
Avec le soutien fervent d’un **stade Michel d’Ornano** à guichets fermés, les Bleues ont repris l’avantage rapidement. Melvine Malard a marqué de la tête sur un centre de Selma Bacha (3e). Ce but a récompensé l’**intensité** du pressing mis en place par le milieu de terrain tricolore, qui a montré un visuel conquérant, notamment grâce à Sakina Karchaoui, de retour de blessure.
Anyomi punit les Bleues
Cependant, comme lors de leur précédente rencontre au dernier Euro, les Allemandes n’ont pas tardé à réagir. Nicole Anyomi a égalisé avec une **frappe** puissante dans la lucarne de Pauline Peyraud-Magnin (12e). Cette attaquante de Francfort, révélée lors de l’Euro, a puni la défense française, déjà mise à mal lors du match aller.
Anyomi a même failli inscrire un doublé avec un tir qui a été finalement annulé pour **hors-jeu** (67e). Par ailleurs, Elisa De Almeida a dû faire face à Klara Bül, qui a marqué avec un tir puissant aidé par la barre transversale (50e).
Un réveil trop tardif
Bien que les coéquipières de Grace Geyoro aient dominé la **possession** (59% contre 41%), elles n’ont pas réussi à transformer cette domination en occasions franches. Seules quelques tentatives, dont un tir enroulé de Malard (32e) et une frappe de Delphine Cascarino repoussée par Stina Johannes (43e), ont mis à mal la défense allemande.
À la 89e minute, Clara Mateo a redonné espoir aux Bleues en réduisant l’écart de la tête sur un centre de Kadidatou Diani. Toutefois, ce réveil est survenu trop tard, malgré une ultime tentative de Mateo captée par Johannes (90e).
Les Bleues n’ont donc pas réussi à briser la malédiction face aux Allemandes, une équipe qu’elles n’ont jamais battue dans des compétitions officielles (Euro, Mondial, JO). Cette « malédiction » témoigne des **défis** auxquels fait face une équipe française prometteuse, mais qui reste en quête de son premier trophée majeur.
Les résultats de cette rencontre rappellent la nécessité d’une réflexion profonde au sein de l’équipe pour surmonter ses faiblesses. L’expérience acquise lors de ces matchs peut servir de tremplin pour les futures compétitions, notamment en intégrant les leçons tirées de ces confrontations. Les Bleues disposent sans aucun doute de talents exceptionnels, mais la clé réside dans leur capacité à transformer cette promesse en succès tangible sur le terrain.

