
Le 17 juillet 2024, Nicolas Lestrate, un Tarbais, fait un malheureux plongeon dans les Landes. Tétraplégique, il sort aujourd’hui d’un an de rééducation. Ce jeune homme, qui aspirait à une carrière sportive en water-polo, a dû abandonner ses rêves.
Sa vie a basculé en quelques secondes. Le 17 juillet 2024, Nicolas Lestrate se baigne avec des amis sur la plage de Moliets. Bien que le drapeau soit vert, l’océan, comme souvent dans les Landes, est agité. Nicolas, qui adore l’eau depuis son enfance, ramène deux copines sur le rivage. Elles avaient été un peu déportées par le courant. Ensuite, il retourne à l’eau, entre les drapeaux de surveillance. Malheureusement, ce jour-là, l’eau est sans pitié. “Je plonge dans une vague et je me cogne à une bosse de sable. J’entends un gros crac et je sens une décharge électrique. Je n’arrive plus à bouger, je coule”, se souvient le jeune homme, qui n’avait alors que 18 ans.
<p>Deux baigneurs se jettent à l'eau pour le repêcher et le ramènent sur le sable. Les maîtres nageurs prennent alors le relais, suivis des pompiers. Au départ, il est question de le transférer à l'hôpital de Dax, mais ses blessures sont trop graves. Finalement, il est héliporté au centre hospitalier de Bordeaux. Nicolas s'est brisé la 5e cervicale. Opéré le soir même, il reste en réanimation pendant dix jours. Cependant, le lendemain de l'opération, il découvre qu'il a perdu l'usage de ses jambes. Ainsi commence un long parcours semé d'embûches.</p>
<h2 class="txt-int">Il travaille son souffle avec une sarbacane</h2>
<p>Le 18 août 2024, Nicolas est admis en rééducation à L’Arbizon, à Bagnères-de-Bigorre. Cinq mois plus tard, le diagnostic tombe comme un couperet : le jeune Tarbais a des lésions nerveuses partiellement coupées et ne pourra plus jamais remarcher. "On ne me l’a jamais dit tel quel, mais j’ai compris. Je me suis habitué, j’ai appris à vivre avec", confie-t-il dans sa chambre à Bagnères où il vient de passer une année difficile. La famille Lestrate doit alors tout réorganiser. "On a dû trouver un fauteuil roulant, des pantalons adaptés avec des scratchs, aménager la maison... Ce n'est pas une mince affaire", relate sa mère, Sophie.</p>
<p>Malgré ces défis, Nicolas reste positif. Grâce à un excellent entourage et des soignants formidables, il a su garder le moral. Avant l'accident, il était sur le point d'intégrer le cercle des nageurs de Marseille après un stage réussi au sein de l'équipe de France de water-polo en tant qu'espoir. Ce rêve de devenir sportif professionnel doit désormais être mis de côté. En dépit de cela, il reprend le sport durant sa rééducation : d'abord, il s'essaie au ping-pong, puis retourne à la piscine. "J'ai pu faire plusieurs longueurs, c'était incroyable", assure-t-il.</p>
<p>Au bord de la piscine, il assiste aux matchs de son ancienne équipe de water-polo, partageant des moments forts avec ses camarades. Lors du Grand raid des Pyrénées, qui a eu lieu le 20 août, Nicolas a pu vivre l’expérience en goélette. "On a été extrêmement touchés par la chaîne de solidarité qui s’est mise en place", précise-t-il. Une <a rel="nofollow" href="https://tribee.fr/participations/gonico" target="_blank">cagnotte</a> a été lancée par le club de natation de Tarbes, et ses amis ont fabriqué des rampes pour son domicile et des cales pour son fauteuil avec une imprimante 3D.</p>
<p>Après un an de rééducation, Nicolas rentre enfin chez lui. Il se prépare à décrocher les photos accrochées au mur de son hôpital et attend avec impatience sa rentrée en BTS au lycée Marie Curie. "C’est la première fois que je suis aussi impatient de la rentrée", s'exclame-t-il en souriant.</p>La historia de Nicolás Lestrate es un recordatorio del poder de la resiliencia. A pesar de un trágico accidente, ha logrado encontrar una nueva dirección en su vida y continuar adelante, demostrando que la adaptación y el soporte del entorno son fundamentales en momentos de crisis. Su camino es inspirador para muchos y nos enseña la importancia de valorar cada momento.



