Le temps du **sourire**, médaille d’or olympique autour du cou, semble bien loin pour Imane Khelif. Depuis son sacre il y a un an à Paris, la **boxeuse algérienne** a disparu des rings. Elle avait pourtant quitté son club de Nice dans le but de signer un **contrat professionnel**. Mais « Imane n’a pas seulement quitté Nice, elle a quitté le monde de la boxe », a révélé mercredi son ancien manager, Nasser Yesfah, à Nice-Matin.
Lors de l’olympiade parisienne, l’Algérienne s’était révélée en décrochant l’or dans la **catégorie** des moins de 66 kg. Mais Khelif avait subi une campagne de **cyberharcèlement** concernant son hyperandrogénie, c’est-à-dire la présence de caractéristiques génétiques masculines dans son corps. Ce qui constituait, selon ses détracteurs, un énorme **avantage**, voire une **triche**.
Cette vague de haine n’avait pas empêché la boxeuse de 26 ans de continuer le fil de sa carrière en tentant le passage au **statut professionnel**. Mais pour cela, il fallait s’éloigner de Nice selon Nasser Yesfah. « Le **Nice Azur Boxe** ne pouvait pas proposer de contrat pro à Imane parce qu’il n’avait pas les moyens. Elle a fait un combat à **Singapour**, mais elle devait en faire cinq avant de signer pro, ce qui ne s’est pas fait à cause des polémiques. »
« Après ce qu’il s’est passé aux JO… »
La **descente aux enfers** a alors commencé pour Khelif. Pour son retour sur les rings, à **Eindhoven**, aux Pays-Bas, elle devait passer des tests de genre. Mais avant même de savoir si l’Algérienne avait réellement été soumise à ces examens, elle était exclue du tournoi. En juin, un test **chromosomique** contesté par le **Comité international olympique** est diffusé. Effectué lors des **Mondiaux 2023** en **Inde**, il affirme que la boxeuse possède des gamètes masculins.
De quoi relancer la polémique autour de la championne olympique. Victime de la furie des réseaux sociaux, Khelif avait même porté plainte pour **cyberharcèlement aggravé**. Et cette situation a impacté sa carrière. « Actuellement, elle a tout arrêté. Elle n’a même pas repris, elle ne boxe plus. Après ce qu’il s’est passé aux JO… De toute façon, elle sera soumise au même type de test si elle devient professionnelle », confie Yesfah.
Même si elle ne combat pas, Khelif, qui vise les **Jeux olympiques de Los Angeles**, garderait tout de même un pied sur le ring. « Elle fait des séances en **Algérie** ou se rend au **Qatar**, dans le centre de performance national pour continuer à s’entraîner, mais sans plus. Et puis elle se déplace essentiellement pour des contrats de **sponsoring** », assure son ex-manager.
Le parcours d’Imane Khelif est un reflet des défis auxquels sont confrontés de nombreux athlètes, particulièrement ceux qui se heurtent à des questions de **genre** et d’**identité**. Ses ambitions de poursuivre sa carrière, malgré les obstacles, témoignent de sa **résilience** et de sa détermination. Bien que la boxe puisse avoir été mise sur pause pour elle, l’impact de son histoire pourrait servir d’exemple pour d’autres, promouvant un dialogue important sur la **diversité** et l’inclusion dans le sport.
