Dès 5 heures du matin, ce samedi 7 juin, des centaines de véhicules ont envahi le terrain privé de l’ ancien aérodrome situé sur le causse de Nizas . Les organisateurs , ayant au préalable déplacé un rocher et coupé le cadenas de la barrière d’accès, ont ainsi permis une entrée rapide aux participants. Les gendarmes, bien conscients de la situation, sont à pied d’œuvre pour multiplier les contrôles tout au long d’un week-end qui s’annonce particulièrement bruyant dans ce secteur.
“C’est la troisième rave sur ce site, il y en a déjà eu en 2015 et 2017”, raconte Marie-Claude Sempéré, première adjointe au maire de Nizas. En effet, ce matin du 7 juin, des centaines de véhicules ont pénétré illégalement dans le terrain, provoquant l’inquiétude des autorités locales.
“Ils sont arrivés vers 5 heures du matin”, explique le maire de Nizas, Daniel Renaud , qui s’est rendu sur place dans la matinée. Il a pu constater que le rocher inutilisé pour bloquer l’accès avait été déplacé et que le cadenas de la barrière d’accès avait été sectionné, permettant ainsi un accès libre à la fête.
“Jusqu’à 5 000 personnes”
“J’ai rencontré les organisateurs”, indique Renaud. “On a expliqué les mesures de précaution. Nous avons mis à disposition une benne pour les ordures. On estime qu’il pourrait y avoir jusqu’à 5 000 personnes”, dit-il encore. Un chiffre qui, pour l’heure, n’est pas confirmé par les autorités, bien qu’une tente médicale , une cellule de réduction des risques (RDR), ainsi qu’un stand d’informations et d’assistance pour les “bad trips” aient été mis en place sur le site pour assurer la sécurité des participants.
Les nuisances sonores inquiétent également les résidents des communes voisines. En effet, avec l’installation des camions sono , des élus estiment que les communes voisines comme Caux , Pézenas , Lézignan-la-Cèbe , et même Roujan pourraient être impactées par le bruit intense durant tout le week-end. Le maire de Nizas, conscient de ces enjeux, reste vigilant et se tient aux côtés des pompiers de l’Hérault et de la gendarmerie.
Circulation interdite sur la RD35 et contrôles
“Nous avons déjà commencé les contrôles, et cela va continuer jour et nuit, en statique et en dynamique, aux abords de la zone”, précise le commandant Millet de la gendarmerie de Pézenas. Ce dispositif, qui mobilise une vingtaine de militaires à tout moment, interdit la circulation sur la D35 entre la sortie de Pézenas et Nizas. L’escadron départemental de sécurité routière et la DDE (Direction Départementale de l’Équipement) ont également été mobilisés. “Notre objectif est d’empêcher cet événement de grossir et d’y mettre fin le plus tôt possible. Nous demandons aux riverains d’éviter le secteur qui sera soumis à des contrôles. Nous appliquons les consignes du préfet – un arrêté préfectoral interdit en effet les raves –. Et nous procédons aux constatations et aux contrôles sous autorisation du procureur.”
Cette situation soulève de nombreuses questions sur la légalité de l’événement. Les autorités locales agissent avec rigueur pour prévenir tout débordement et assurer la sécurité des citoyens. Les préoccupations des habitants concernant le bruit et la sécurité sont légitimes, et les élus sont mobilisés pour prendre des mesures nécessaires afin de réduire l’impact de cet événement sur la communauté locale.
Alors que le week-end avance, la situation reste sous surveillance. Les autorités promettent de rester vigilantes et réactives pour gérer cet événement imprévu tout en respectant les préoccupations des résidents. La tension entre le besoin de loisirs des participants et la sécurité des riverains est palpable, et il reste à voir comment les choses évolueront dans les jours à venir.

