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SantéLe risque de démence quadruple si on manque de ces 3 nutriments
Une étude publiée dans «Neurology» révèle que la dégénérescence cognitive pourrait être prévenue dans 80% des cas, en évitant certaines carences alimentaires.
Il suffirait d’un simple changement de régime alimentaire pour se protéger contre la démence, et ce, dans plus de 80% des cas.
PantherMedia / monticelloLa démence — dont souffrent 57 millions de personnes dans le monde, selon l’OMS — pourrait-elle être évitée par une alimentation équilibrée ? À cette question, une étude publiée dans la revue «Neurology» répond par l’affirmative. Selon les scientifiques de l’Alzheimer Prevention Expert Group, une carence en trois nutriments essentiels multiplierait par quatre le risque de dégénérescence cognitive . Il suffirait donc d’un simple changement de régime alimentaire pour s’en prémunir, et ce, dans plus de 80% des cas.
La vitamine D
Les chercheurs recommandent de s’exposer suffisamment au soleil, les UV permettant à l’organisme de synthétiser la vitamine D . Entre 10 et 30 minutes par jour suffisent, en fonction de la pigmentation de la peau, de la saison et de l’intensité des rayons. Et pas besoin de se mettre en maillot: un tiers de la surface de la peau suffit, donc le visage, les mains, les avant-bras et les mollets. Attention: si ça tape, on n’oublie pas de mettre de la crème solaire , au risque que le remède soit pire que le mal. La vitamine D se trouve aussi dans les aliments suivants: poissons gras (sardine, maquereau, hareng…), certains champignons (morilles, chanterelles), jaune d’œuf, chocolat noir, foie. On peut également la consommer sous forme de complément alimentaire .
Les oméga-3
D’après l’étude, une alimentation riche en oméga-3 pourrait réduire de 30% le risque de développer la maladie d’Alzheimer . La raison: ces acides gras sont essentiels pour le bon fonctionnement du cerveau — dont la masse est composée à 60% d’acides gras, et 70% d’entre eux sont des oméga-3. Le DHA, un type d’omega-3, participe à la santé des cellules nerveuses , à la communication entre les neurones, et aide à améliorer la concentration et la mémoire . On trouve les oméga-3 dans certaines huiles (lin, colza), les noix, et de nombreux poissons gras: saumon, thon, anchois, sardine, etc. Ils existent aussi sous forme de compléments alimentaires .
Les vitamines B
Une carence en vitamines de type B (B6 et B12) est suspectée d’entraîner une hausse du risque de maladie d’Alzheimer. Ces nutriments réduiraient les niveaux d’ homocystéine (un acide aminé) dans le sang, ce qui aurait pour conséquence de ralentir la progression de la maladie. Mais un lien direct entre les deux n’a pas été démontré scientifiquement. Ce qui est sûr, c’est que les vitamines B6, B12 et B9 (ou acide folique) sont importantes au bon fonctionnement du cerveau et de la mémoire. Si l’on ne souhaite pas se supplémenter, on peut trouver la B6 dans les abats, la volaille, les œufs, les bananes ou les légumes verts. La B12, dans les poissons gras, les œufs, les fruits de mer ou le lait. Enfin, les légumes verts à feuilles, les légumes secs, les fruits et les levures sont de bonnes sources d’acide folique.
D’après les auteurs, les personnes diabétiques — qui ont donc un taux de sucre dans le sang trop élevé — seraient deux fois plus à risque de déclin cognitif que les autres. «Le cerveau a besoin de plus d’énergie que n’importe quel autre organe. Pour pouvoir la produire, c’est donc lui qui a le plus de mitochondries (NDLR: les centrales énergétiques des cellules). Or, le sucre endommage les mitochondries», explique le Dr Robert Lustig, de l’Université de Californie, l’un des spécialistes de l’Alzheimer Prevention Expert Group. Ces dernières années, la corrélation entre consommation de sucre et risque accru de développer la maladie d’Alzheimer a déjà été mise en évidence par plusieurs études.
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